Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 17.1878

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MUSÉE DE LILLE1

LE MUSÉE W ICA 1!

(sixième article)

ÉCOLE ROMAINE (suite).

RAPHAËL SANZIO.

A collection incomparable des dessins
de Raphaël, au nombre de près de
soixante, qui brille aujourd'hui au
sommet des collections lilloises d'un
si glorieux éclat, n'est point la seule
que Wicar ait formée. Wicar avait
vendu à peu d'exceptions près, dit
Passavant, sa première collection aux
frères Woodburn de Londres, pour
11,000 écus romains2. La plupart de
ces dessins, parmi lesquels se trou-
vaient un certain nombre de dessins
de Raphaël et de Michel-Ange, passa des mains du marchand anglais
dans la collection colossale de Thomas Lawrence. Quelques-uns des
plus beaux se trouvent actuellement à l'université d'Oxford, qui renferme
la réunion la plus nombreuse qui existe, avec celle de l'Académie de
Venise, de dessins du Sanzio; d'autres revinrent sur le continent en
passant par la collection du roi des Pays-Bas : tels sont, par exemple,
au Louvre, le Christ mort} n° 125, à la pierre noire, de Michel-Ange, et

\. Voir Gazette des Beaux-Arts, 2e période, t. XIV, p. 406; t. XV, p. 80, 386, el
t. XVI, p. 393 et 551.

2. L'écu romain valait environ 5 fr. 75.
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