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Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 17.1878

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https://doi.org/10.11588/diglit.22837#0403

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BIBLIOGRAPHIE

Milet et le golfe Latmique, par MM. Olivier Rayet, ancien membre de l'École
française d'Athènes, et Albert Thomas, ancien pensionnaire de l'Académie
de France à Rome. Tome Ier. Paris, Baudry, 1877, avec planches.

Nous n'avons pas à présenter M. Rayet aux lecteurs de la Gazelle. Le
jeune et savant professeur qui enseigne l'archéologie à l'École des Hautes-
Études avec tant de distinction et de succès a pris depuis longtemps le
meilleur parti, celui de se faire connaître lui-même, par des articles sur
les antiquités grecques, pleins d'une érudition pénétrante et sûre et d'un vif sentiment
de l'art. L'un de ces articles1 résume déjà, en termes excellents, les principaux résul-
tats du travail d'exploration d'où est sorti le grand ouvrage dont la première partie
est aujourd'hui entre les mains du public.

On n'a pas oublié que MM. les barons Gustave et Edmond de Rothschild, connais-
sant les découvertes faites par les Anglais en Asie Mineure, sur l'emplacement du
célèbre mausolée d'Halicarnasse et plus récemment au temple d'Éphèse, eurent la
généreuse et patriotique pensée de confier, en 1873, à une mission française le soin
d'exécuter des fouilles sur un autre poiut de cette région riche en ruines. M. Rayel,
qui avait déjà visité la contrée pendant, son séjour en Orient, comme membre de
l'école d'Athènes, ne fut pas étranger au choix, particulièrement heureux, qui fut
fait du grand temple milésien de Didymes ou des Branchides, édifice colossal, dont
les débris, encore surmontés par trois énormes colonnes en place, avaient été reconnus
et dessinés, mais non véritablement explorés par les architectes de la société des Dilet-
tanti. Chargé de diriger cette mission, M. Rayet s'adjoignit un architecte, pensionnaire
de notre Académie de Rome, M. Albert Thomas, d'après une tradition de confraternité
entre les deux écoles, déjà consacrée par les meilleurs fruits, et qui cette fois encore,
après avoir contribué à enrichir notre musée de monuments précieux, promet aux
artistes et aux archéologues une publication d'un grand intérêt scientifique.

La première livraison de cet ouvrage, composée d'un tome de texte in-quarto de
44 6 pages et d'un fascicule de dix planches ou cartes in-folio, permet de se faire dès

1. Voir la Gazette des Beaux-Arts, 2« période, t. XIII, p, 497.
 
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