Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 17.1878

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LES PALA.MEDES.

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Il faut se souvenir en effet que c'est en 1626, vers la fin de l'année, que le brillant
élève de Rubens revint d'Italie, et ne pas oublier non plus qu'il quitta de nouveau
Anvers en 1 632, au mois d'avril, cette fois pour aller en Angleterre, où il devait
mourir dix ans plus tard, sans avoir revu sa patrie. Or, à la fin d'octobre 1627, Pala-
medes se faisait seulement recevoir dans la gilde, et, bien qu'il pût acquitter son droit
de maîtrise en deux paiements, il n'était certainement point en état d'entreprendre un
voyage. Du reste, à cette époque, sa réputation n'était pas assez hautement établie pour
que Van Dyck consentît à faire son portrait. D'un autre côté, nous verrons tout à
l'heure qu'au commencement de 1631, il était encore à Delft, puisque le 18 février
de cette année il faisait le dépôt de son testament entre les mains du notaire Yillem
de Lange. Ce testament même pourrait bien être un indice. En ce temps de guerre,
un voyage était toujours un événement grave dans la vie. Rien de surprenant qu'on
prît des précautions. Il me semble donc prudent de placer à l'été de 1631, c'est-à-dire
un an après son mariage, ce voyage qui devait avoir ce résultat heureux de nous con-
server ses traits.

Fut-il heureux en ménage? Ceci est une autre question qu'à deux cent cinquante
ans de distance, et sur de simples documents d'état civil, il est assez difficile de
résoudre. Il est probable que sa femme l'aima, car elle n'avait point, comme on dit
vulgairement, « acheté chat en poche», et sa difformité était assez visible pour qu'elle
se fût assurée qu'elle aurait des compensations morales. Le certain, c'est que lui, il
aima sa femme et qu'en outre elle eut toute sa confiance. J'en trouve la preuve dans
un document, que j'ai tout récemment découvert aux archives royales de la Haye, sur
les registres delà Chambre des Orphelins l. Voici la teneur de ce document.

Le |= 5! _ de la Chambre des Orphelins

[Weesmtâz: I 1 nom de Maria Euwouts van

3z, certain testament signé, le
aari, en présence du notaire
mort, par lequel testament la

ors une chose grave. A Delft,
dans ce te.E" f \ _ I I îe. Comme l'a fort bien remar-

— 05 v J >> i

que M. Vo E— (£ H I I Jylenburg, c'était une marque
tout excepî=- "TT "'' milliers de successions s'ou-
vrant avec — m I as les yeux, c'est à peine si à
cette époqi= I ;ette exclusion de la Chambre;
et la preuvE N § > 1 ce n'était là qu'un fait pure-
ment accidE O ^ S I -emier mariage que dans son
second, n'iE-

En effeEJ? ^^^^^^ ristres des Weeskamers, j'ai

trouvé sur E_ I ious révèlent, dans tous ses

détails d'ét E ^ £^ §5 ™ | Voici ce double document :

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