Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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UN INTÉRIEUR, PAR GONZALES COQUES

AU MUSÉE DU LOUVRE

ornelis de Bie, dans son Cabinet d’or, place
Gonzales au-dessus de van Dyck et même
de Holbein. Thoré-Burger, plus modère, se
contente de l’appeler « une sorte de van
Dyck vu par le gros bout de la lorgnette ».
Il y a du vrai dans cette dernière assi-
milation, car Gonzales Coques avait un
assez fm sentiment d’élégance, et il ne s’est
pas trouvé au-dessous de sa tâche quand
il a eu à peindre, par exemple, le stathou-
der Henri, prince d’Orange, entouré de sa famille.

Né en 1614, à Anvers, qu’il ne devait jamais quitter, il entra, vers
l’àgc de douze à treize ans, dans l'atelier de Pierre Breughel III ;
élu franc-maître de la gilde en 1640, il épousa, en 1643, la tille du
peintre David Ryckaert III, qui était de trois ans plus âgée que lui.
Nommé membre de la Chambre de rhétorique en 1653, il fut à deux
reprises (1665 et 1679) doyen de la gilde, perdit sa fille en 1667, sa
femme en 1674, se remaria l’année suivante et mourut en 1684, très
estimé, non seulement pour son talent, mais encore pour son esprit
d’administrateur et pour son caractère.

Notre tableau du Louvre donne une juste idée de sa manière
aimable, délicate et sérieuse. On assure que c’est l’intérieur du
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