Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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BONNE SFORZA A NAPLES

ÉTUDE SUR LES MŒ#S SOMPTUAIRES ITALIENNES
AU COMMENCEMENT DU XVIe SIÈCLE

(deuxième et dernier article')

IV

Les dames qui, au moment des noces, allèrent rendre hom-
mage à la nouvelle reine de Pologne, appartenaient à la plus haute
noblesse de Naples et d’Espagne. La plupart se présentèrent au
Château Capouan « dès 16 heures1 2». La première admise au baise-
main fut la veuve d’Antoine Grifone, camerlingue de la maison
Tomacelli. Elle était accompagnée par sa fille et sa belle-mère. Ces
dames portaient des robes de brocart, une berne3 de satin cramoisi,
doublé de taffetas blanc et dos coiffes blanches. Une de ces coiffes
offrait « des bouquets de fleurs en or au marteau, émaillé, en longues
bandes, sous une torsade d’or massif ». Un autre bonnet était « agré-
menté de satin bleu, avec des lettres en or au marteau semées dans
les plis, avec torsade d’or, et tous les plis de la robe étaient relevés
par d’égales torsades». Ces dames portaient au cou « chacune deux
colliers fort lourds d’or4».

1. Voir Gazette des Beaux-Arts, 3e pér., t. XVIII, p. 409.

2. Cette manière napolitaine de compter les heures correspond à 11 heures
du matin.

3. La berne était une sorte de manteau, qu’on attachait sur une seule des
épaules et qui llottait. Voir Vecellio, Costumi.

4. Passaro, p. 344.

XIX. — 3e PÉRIODE.

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