Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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THÉODORE CHAS SERIAIT

PEINTURES DU PALAIS DE LA COUR DES COMPTES

Théodore Chassériau 1 est sans contredit
l'artiste le plus grand qui demeure proche
de nous parmi les oubliés de l’histoire de
l’art, parmi ces méconnus qu'une médiocre
littérature appelle à tort les maudits, car, en
réparation de l'iniquité vulgaire, les ten-
dresses qui vont vers eux sont ardentes et
pures. C’est un des fondateurs de l’école mo-
derne, un maître de grâce et de majesté.
Toute occasion de se rapprocher de lui porte
en elle un enseignement ; mais l’occasion pré-

1. Voir Marias Vachun, Le Palais du Conseil d’État
et de la Cour d.cs Comptes. Paris, QuanLin, 1879 ; —
Aglaiis Bouvenne, Théodore Chassériau, souvenirs et
indiscrétions. Paris, Détaillé, s. d. ; — Valbert-Chevil-
lard, Un peintre romantique, Théodore Chassériau. Paris,
Lemerre, 1893 ; — Gazette des Beaux-Arts, Tli. Chas-
sériau, par M. Arthur Daignères, 2e pér., t. XXXIII
p. 209.

XiX. — 3' PÉRIODE.

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