Kircher, Athanasius ; Alquié, François Savinien d' [Transl.]
La Chine d'Athanase Kirchere: illustrée de plusieurs monuments tant sacrés que profanes, et de quantité de recherchés de la nature & de l'art — Amsterdam, 1670

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D'A THANASE KlRCHERE.

15

«esté"
Portée
«ans la
Chine.

£nquci>3 Qhnjï ont esté preschées à cette nation
laïSy 35 dans k temPs j & sous le règne de
cl estUS " 5 ^ont ^a ^am^'e regn°it mr
„ trois Royaumes, & dont le troisiesme de
j> ces Estats, qui est dans la Province de
„ I\iam sj Se sur les rivages du Fleuve,
y> porte le nom à presentde Nânkjm: ce
55 qui ce confirme dautant mieux , qu' il
55 est vray que la Croix de fer qui pesè en-
55 viron trois mille Livres, & qu'un chas
55 qu'un voit, a esté arborée sélon qu'on
>5 le trouve par clcrit dans le nombre
55 Chinois, & sélon la supputation de leur
55 chifre , dans un temps qui tombe pre-
55cisement la 259 année de nostre salut
5> en quoy P on prouve avec evidance &
55 mestne avec convidion, que la Foy que
,5 nous avons, a esté publiée parlesPredi-
55 cateurs dans le Pays des Chinois Me-
,5 ridionaux, avant l'année 1415. Quoy
qu'il en (bit ; il est vray de dire qu'en
suitte de cet elcoulement de temps &
d'années qui furent despuis la naisïànce
„ de Jesus Christ, là Loy & la connoinan-
*oit 5? ce de son nom furent esteintes & per-
due.}, dues, & enfin renouvelleéspar le soin
,1 des Prestres de Tacjnj de Judée, ou de
Surie en X'ensy, qui est dans la partie fe-
ptentrionale du Royaume de la Chine,
& ce fût sous le règne, & sous l'empire
delà famille Royale de Tarn, & en l'an
636. comme la Pierre trouvée le tes
,5 moigne evidamment, sur laquelle il
n'est point fait de mention de S. Tho-
mas ny de pas un autre Apostre ; quoy-
„ qu'à la vérité , tous les Prédicateurs
„ Evangeliques qui vivoient pourlors
„ parmy les Chinois ; & qui anonçoient
„ la loy du Sauveur dans ce siecle, y soient
„ cités & marqués chasqu'un sélon son
„ nom 5 il somble pourtant que les per-
„ sonnes qui ont érige cette Pierre pour
„ un authentique éternel, & unememoi-
3, re perpetuelle de la conversion de ce
j, peuple â la connoiisance de Jesus Christ,
„ auroient mieux faiâ de marquer sur ce
„ marbre comme quoy les Prédicateurs
„ qui les enseignoient ne leur annon-

2 Par
qui la
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^r'e.55
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5?

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çoient que les vérités que S. Thomas
leur avoit autrefois presehées Iuy mes
me, s'il est vray qu'il eut parcouru
ces Provinces, pareeque cela auroit
donné plus de poix à leur monument,
& plus de force à Y authentique qu'ils
vouloient laissèr à la posterité. Mais
pareequ'il n'en est point fait de men-
tion , & qu'il ny a que les noms des Pré-
dicateurs Evangeliques de ce temps ; il
faut dire que ceux de Tacysi, n'ont ja-
mais entendu dire que S. Thomas, ny
aucun autre Apostre ; ny eu mestne
aucune conjecture que pas un de ces
hommes Apostoliques ait jamais a-
noncéTEuangile à ces Nations : ou bien
disons mieux, & parlons avec plus de
modération que personne ne peut rien
dire d aûeuré ny de certain sur ce point 5
ny tirer aucune certitude evidante de
tous ces monuments qu'on a nouvel-
lement desoouverts. Tout ce que l'on
peut tirer de ces authentiques & de
tous ces vestiges de l'ancien establissè-
mentdela religion dans ces Provinces,
c'est de montrer que les Prestres de l'E-
glise de S. Thomas > ou de Babilone,
qui pourlors gouvernoient la Malabari-
que, surnommée de Serra des Chre-
stiens de S. Thomas (comme les Por-
tuguais le trouvèrent àleur arrivée dans
ce Pais) avoient esté envoyés pour esta-
blir le siege Episoopal, & porter la con-
noisiance de nostre Sauveur, & la lu-
mière de sa Foy à la Nation Chinoise
comme ils firent, sélon qu'on le peut
connoistre par le mot Strangelo, & par
l'ulage de la langue Syriaque dont on
so servoit pourlors en Babilone , &
en Sirie. Quand à ce qui est des orai-
sons qu'on a fait à la louange de S. Tho-
mas , il est facile de les expliquer, &
de les entendre, c'est à dire par le Mé-
rite de ce grand Apostre, par le soin, &
par le zele des Prestres de son Egliso \ les
Chinois ont esté premièrement instruits
dans les maximes de nostre Religion, &
sélon les Principes de nostre croyance,
que'

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