Kircher, Athanasius ; Alquié, François Savinien d' [Transl.]
La Chine d'Athanase Kirchere: illustrée de plusieurs monuments tant sacrés que profanes, et de quantité de recherchés de la nature & de l'art — Amsterdam, 1670

Page: 83
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D'A THANASE KlR CHERE.

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que Vu en langue Chinoisè veut dire
grande Cité, & que Ceà (adjouté à d'au-
tres mots) signifie une médiocre & pe-
tite Ville. Tous ces noms sont si pro-
pres & si particuliers à la Chine, qu'il
n'y a point d autre Région qu'elle qui
s'en serve. Quoique plusieurs choies
nous fanent voirevidamment qu'on a-
pris de tout temps la Chine pour Cathaie;
si est ce pourtant, que rien ne nous le
persuade si fortement que les Monu-
ments des Perses, tant Agronomi-
ques que Botaniques, que l'illustre 8c
le docte TSLnjldorim Persien de Nation,
très renommé dans l'Orient à raison
de les Mathématiques, nous à laissé
dans sès Tables Astronomiques, &
que le sçavant homme Jacques Goliu*
nous a découvert dans son abbregé de
l'Atlas Chinois, c'est là dis je, que
nous trouvons que les noms des dou-
ze heures qui partagent esgallement
en douze parties le jour naturel chés
les Cathaiens 8c les Qhinois, sont les
mesmes ; de sorte que les Cathaiens re-
spondent parfaitement aux Chinois, &
ne diffèrent en rien du tout, comme
nous l'assurent tous nos Pères qui sont
venus à Rome. Voycy l'expérience de
ce que je dis
Les noms des heures, dont les Ca-
thajens, fê> les Chinois fe fervent
four diyifer le jour naturel.

itioig.

que.

I.
Cu

i.
cheà

'•ois.

8.

7>

3- 4-
yin mao
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xin yieu

6.
su
3*

5-
xin
II. 12.
sib bai.

Si quelqu'un veut prendre la peine
de confronter les 6o. années du siecle
dont les Cathaiens le servent pour con-
ter leurs jours, leurs sepmaines, & leurs

années solaires (sélon le raportde Na-
faradinm) avec les Chinois, il trouvera
que c'est la mesmechose quand au nom-
bre & mesme quand aux noms. L'on
en doit dire de mesme de l'année Ca»
tbaiquej laquelle est diviséc en 2 4 par*
ties comme le Zodiaque, & qui marque
le cours annuel dépuis le 15. degré d'A-
quarius. Si le Curieux en veut sçavoir
d'avantage, il n'a qu'a lire Golim que j'ay
desja cité cy dessus, qui traitte fort au
long le ces matières, & lequel aporte
pour tesmoin, Vfug 'Bègue Astrologue
de&erfe, lequel montre clairement par
ses tables ce que nous avons dit,& com-
me quoy le calcul} & la façon de nom-
brer des Cathaiens est la mesme que cel-
le des habitans de la Çh'me. Pour
moy je trouve chés les Médecins jsra*
les que la mousse est exprimée par le
mesme nom par les Qhinois 8c par les
Cathaiens (_$L_Ui^= qui veut di~
re Moujje Catàique, & que le brevage
qu'on fait en Cathate d'une certaine her-
be qui est propre à ce pais, est appelle
ordinairement ^1—1»:== Cathaïum
Cha. Je trouve encore dans les Hi-
storiens des Mogors, qui sont nommés
A)** t que cette sorte de gens
qui vienent originairement de Tarta*
rie, 8c lesquels descendentde Pere en
Fils du grand Cingis Cam, sont quali-
fiés encore de ce titre de Mogule* Chi-
nois . Quand à ce qui est de Quinfai
(qui est une Ville d'une grandeur
presque incroyable, & dont il est si
fort parlé dans les histoires) il est
vray de dire, que tout ce qu'on en a
eserit sê vérifie maintenant de Hancheu
Métropolitaine, de laquelle le P. Mar-
tin Martini parle de la sorte dans son
Atlas, fevilî. 109. De peur que les
Cojmografes de l'Europe s'efforcent en
vain à trover Quinfai, dont il est par-
lé chés Marc 'Paul, & crainte qu'ils ne
sè rendent rediculles dans la desorip-
tion qu'ils en voudroient faire, jay
bien voulu en faire le tableau, estant
L a cer-

CombîeQ
grande »
cRé la
Ville do
Quinsai

La deferi-
ption de
Hancheu
ou Quin-
sai.
et
a
ce
ce
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