Kircher, Athanasius ; Alquié, François Savinien d' [Transl.]
La Chine d'Athanase Kirchere: illustrée de plusieurs monuments tant sacrés que profanes, et de quantité de recherchés de la nature & de l'art — Amsterdam, 1670

Page: 188
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La Chine Illustrée


La divinité des Japonais àtroistestcs.
'Puffa des Chinois : Mais pour ne vous
donner pas sluet de croire que je parle
sans connoissance de cause, j ay bien
voulu mettre icy les parolles des Au-
theurs dont j'ay sçeu le contenu, &la
vérité de ce que je dis : voycy donc
louïs comme quoy en parle le P. Lots Gufi
Gusmand. mm£ (jans je ]• vre ^ relar/lons qu'il a
fait en espagnol.
//y a euplufieurs fetles dans le Jappojn,
qui ont efté, & qui font encore fort différen-
tes entre elles, lefqutUes peuvent eftre rédui-
tes à deux chefs, La première nie qu'il y
ait d'autre vie que celle des fens, d'autre re-
compence des bonnes œuvres, ny de punition
des crimes que ce qui nous arrive en ce monde
& pandant que nom vivonsJurla terre. Les
per/onnes qui professent cette vie s'appellent

zAmida Dieu des Jappomit.
Xenxus. Pour le l^egard des Bonzes &
des Feligresses, ils adorent des Idoles qu'ils
appellent Camis, lefquelles reprefentent les rré
plus iUuflres Seigneurs du Jappon les
plus recommendables k cauje de leurs faits
signolés dans les armées. Ils edijfient des ma-
gnisiques temples à leur Camisjurent par ces
Idoles dans leurs plus importantes affaires, &
tafchent d'obtenir ausfibienla janté du corps,
que la vicloire de leurs ennemis par leur mo-
yen. 'Pour le regard de ceux qui reconnoifsent
une autre Vie que la prefente, il y en a deux
fetles principalles qui font comme les chefs,
& la fource d'un nombre infini de plufieurs
autres. La première de ces deux s'appelle de
Xedorius ; c'eji à dire homme, de qui on rat
compte plufieurs fables fottes, ridicules, S»
fartes à piaisir; sçaVoir qu'il fût fils d'un
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