L' art: revue hebdomadaire illustrée — 8.1882 (Teil 2)

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HAMILTON PALACE'

VII

ouvelle modification dans les arrangements arrêtés
pour la vente publique. Les huit cents manuscrits de
la Beckford Library'1 ne seront pas vendus avant
l'année prochaine ; on se trouve en présence d'une
impossibilité matérielle, celle de terminer le Cata-
logue pour la saison actuelle.

VIII

Puisque j'ai indiqué Tordre des vacations pour
les tableaux, objets d'art, d'ameublement et
de curiosité, je crois qu'il vaut mieux renon-
cer à mon premier dessein d'introduire le
lecteur dans le palais même, palais à l'heure
qu'il est complètement démeublé. Il sera plus
utile aux Collectionneurs de connaître, pour chaque jour
de vente, quels sont les morceaux di primo cartello.

Lettre composée et dessinée pour l'Art par Hnbert-Dys.

IX

Les triomphateurs incontestés de la première vacation formeront une trilogie illustre :
Holbein, Rubens, Hobbema. On verra tout à l'heure qu'il y a bien d'autres noms glorieux à
signaler, mais les ranger sur la même ligne n'est pas possible, leurs œuvres n'étant pas d'aussi
exceptionnelle qualité ni d'aussi parfaite conservation.

Plus d'un portrait est donné à Holbein, mais celui qui les domine tous de son indiscutable
authenticité et de son extraordinaire maîtrise, c'est celui d'Edward VI. Le jeune roi est repré-
senté debout, — toque et vêtement noirs avec broderie d'or et joyaux, l'épée au côté, le pouce
de la main gauche passé dans la ceinture, la droite tenant des gants. La figure s'enlève tout
entière sur une portière de damas orangé qui laisse entrevoir une colonne sur le soubassement de
laquelle on lit : Kinge Edward 6.

Un chef-d'œuvre, un absolu chef-d'œuvre que n'a pas même aperçu le docteur Waagen, ce
Sempiternel et pesant étourneau qui, à force de prodiguer présomptueusement les plus ignorantes
attributions, réussit trop longtemps à donner le change sur son prétendu savoir artistique. Sachant
tout ce qui s'apprend dans les livres, mais rien de plus, il daignait parcourir l'Europe, semant
à tort et à travers les baptêmes les plus fantaisistes, comme une corneille qui abat des noix.

1. Voir l'Art, 8' année, tome l", page 234, et tome II, pages i3 et 73.

2. Voir l'Art, 8° année, tome II, page 14.
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