La chronique des arts et de la curiosité — 1908

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LA CHRONIQUE DES ARTS

remplacement de M. Louvrier de Lajolais,
dont nous avons annoncé la mort il y a un
mois. Mais la direction de l'école do Limoges
sera désormais distincte de celle de l'école de
Paris et sera attribuée à un spécialiste de
l'industrie do la céramique.

M. Morand sera remplacé, au Dépôt des
marbres, par M. Marcel, un de nos confrères
de Toulouse.

*** La Société Nationale des Beaux-Arts,
qui est à la veille d'être reconnue d'utilité
publique, vient de recevoir de Mme veuve
Paquin, en souvenir de son mari, une rente
dont les arrérages lui permettront de donner
chaque année à un de ses membres un prix
de l.uOO francs. La même Société a reçu de
M. Bernbeim les fonds nécessaires pour la
fondation d'un prix de 500 francs.

**# Encouragée par le succès qu'a obtenu
l'année dernière l'exposition rétrospective
qu'elle a faite aux pavillons de Bagatelle, la
Société Nationale des Beaux-Arts a résolu,
comme on sait, de recommencer une autre
exposition du même genre au printemps pro-
chain. Cette fois, les portraits admis seront
spécialement ceux du temps do Louis-Philippe
et de la deuxième République (1843-1852) ;
ensuite, les portraits de femmes du second
Empire et de la troisième République : soit
une période allant de 1830 à 1900. L'organisa-
tion de cette exposition est confiée, entre
autres, à MM. Roll, Gervex, Dubufe et Jean
Béraucl.

**# Sur l'initiative de MM. Paul Gallimard
et Camille de Sainte-Croix, une exposition
particulièrement intéressante sera ouverte à
Paris au printemps prochain : celle des plus
célèbres tableaux refusés aux Salons depuis
1789. On sait que les plus grands noms figu-
rent dans cette liste de proscription: Corot,
Millet, Delacroix, Diaz, Decamps, Chassériau,
Courbet, Barye, Puvis de Chavannes, Manot,
Monet, Sisley, Dsgas, Renoir, etc.

Cette curieuse exposition aura lieu au Petit-
Palais des Champs-Elysées.

*** La Société d'histoire et d'archéologie du
7e arrondissement vient d'accorder son adhé-
sion à une pétition de M. Vacquier deman-
dant au Conseil municipal le transfert place
Vauban, devant les Invalides, de la statue de
Charlemagne, due aux frères Rochet, qui
fut, on le sait, érigée à titre provisoire, en
1895, sur un des côtés du parvis Notre-Dame.

*** Grâce à la libéralité d'un amateur local,
M. F. Blandin, conservateur du musée de
peinture de Nevers, les trois musées de cette
ville jusqu'ici dispersés et mal installés — le
musée de peinture et de sculpture, celui des
faïences nivernaises, et le musée archéolo-
gique de la porte de Croux — vont être
réunis dans l'ancien palais épiscopal. Le
Conseil général, de qui dépend l'évêché, y
avait consenti volontiers, niais à la condi-
tion qu'il lui serait payé par la Ville une
somme de cent mille francs pour l'acquisi-
tion de l'évêché. Cotte demande dépassant les

ressources disponibles de la ville de Nevers
en ce moment, le Conseil municipal renonça
ii l'acquisition projetée et à la réunion des
trois musées. Heureusement, M. F. Blandin
intervint, et, pour assurer à la Ville l'acqui-
sition du palais de l'évêché, fit don à celle-ci
de la somme exigée par le département.

*** Des cambrioleurs en s'introduisant,
une de ces nuits dernières, dans l'église de
Montercau y ont brisé un vitrail de grande
valeur.

*** Dans une de ses dernières séances, le
Conseil municipal de Bruges a volé à l'unani-
mité les expropriations nécessaires au dôga-'
gement du terrain sur lequel sera construit
le nouveau musée. Celui-ci sera réuni, par
des jardins publics, à l'hôtel Gruuthuse, à
l'église Notre-Dame et à l'hôpital Saint-Jean

**# Les directeurs de la fondation Teylcr,
à Haarlem, ont mis au concours la question
suivante :

« Une énumération des peintures qui, avant
l'an 1566, se trouvaient dans les églises et les
couvents des Pays-Bas septentrionaux, et, en
second lieu, une liste raisonnée des peintres
de ces contrées qui vécurent avant ladite
année. »

Le meilleur mémoire recevra comme ré-
compense une médaille d'or d'une valeur de
4'JO florins de Hollande, frappée sur le coin
ds la Société. Les mémoires — qui pourront
être écrits en hollandais, en français, en an-
glais ou en allemand, — devront être d'une
écriture lisible et autre que celle de l'auteur.
Ils resteront la propriété de la Société, qui se
réserve le droit de publier ceux qu'elle cou-
ronnera. Ils devront être anonymes, signés
d'une devise, et accompagnés d'un pli cacheté
reproduisant la même devise et contenant le
nom et l'adresse de l'auteur. Ils devront être
adressés à la Fondation P. Teyler van der
Hulst, à Haarlem, avant le 1er avril 1910. Le
jugement sera rendu avant le lor mai 1911.

PETITES EXPOSITIONS

EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ D'ART FRANÇAIS
(Cercle de la Librairie)

Le mouvement décentralisateur n'a pas atteint
sa limite. Il faut nous attendre avoir surgir encore
quantité de groupes dissidents, jusqu'à morcelle-
ment complet de nos grandes Sociétés. En présoneo
de cet état de choses, souhaitons au moins que
b»aucoup de ces colonies de fortune fassent prouve
d'aussi bonnes intentions que la Société d'Art
français. Sous le patronage de Constantin Guys et
sous la présidence spirituelle de Cézanne et de
Gauguin, elle rassemble, pour sa première expo-
sition, un choix très honorable où dominent les
paysages et les natures mortes. Notons à la ren-
contre les envois do MM. Lacoste, Urbain, Gaston
Prunier, Pierre Laprade, Charles Guérin, que
recommandent suffisamment les noms de leurs
auteurs. Citons, en outre, les ouvrages de
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