La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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N° 5. - 1910.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6')

29 Janvier.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT U SAMXDI MATIN

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PROPOS DU JOUR

es écoles archéologiques que le
gouvernement français entretient
depuis de longues années dans
Athènes et dans Rome ont rendu
au monde scientifique des services que per-
sonne ne peut méconnaître. Il a paru cepen-
dant à certains indices que l’utilité de ces
établissements n’était pas toujours assez jus-
tement appréciée par les rapports parlemen-
taires. La discussion du budget a permis de
faire cesser sur ce sujet toute incertitude et
de prononcer des paroles qui ont exactement
exprimé le rôle de ces grandes écoles.

Est-il besoin de rappeler les fouilles ad-
mirables de Delphes, et celles de Délos, que
l’Éco'e d’Athènes a entreprises avec tant de
succès et dans des conditions si peu onéreuses
pour le budget? Est-il besoin de dire que de
son côté l’École de Rome, si elle ne peut en-
treprendre en Italie les fouilles que la loi
italienne lui interdit, a coutume d’envoyer
chaque année quelqu’un de ses membres en
Tunisie, tandis que les autres étudient à
Rome, en Toscane, ou dans l’Italie méridio-
nale, dépouillent des archives, complètent ou
renouvellent sur place des questions d’his-
toire de l’art? A une époque où toutes les na-
tions tiennent à honneur d’envoyer en Grèce
comme en Italie des missions scientifiques ou
cTy créer des instituts, il est bon de rappeler
que notre pays a été un des premiers à fon-
der ici et là des établissements qui ont ré-
pondu souvent avec éclat, toujours avec
conscience, à ce qu’on attendait d’eux.

En même temps qu'elles rendent des ser-
vices aux archéologues et aux historiens, les
Écoles de Rome et d’Athènes sont des centres
d’influence française. Il suffit de connaître ce

qu’est à l’étranger la concurrence entre les
nations pour se persuader de la force que
représentent dans des capitales étrangères des
établissements dès longtemps connus et cé-
lèbres, bien dirigés, pourvus d’une installa-
tion commode et d’une bibliothèque. Les
savants comme les simples voyageurs en
connaissent le chemin, viennentserenseigner
et causer, y reçoivent l’hospitalité, et ainsi
ces écoles forment, par leur constitution et
leur durée, ce que des missions temporaires
et les bourses de voyage ne créent pas : un
foyer français. * Il

NOUVELLES

*** L’émoi causé tout récemment par le feu
de cheminée éclaté au Louvre, dans la cuisine
d’un fonctionnaire, a décidé le sous-secrétaire
d’Etat des Beaux-Arts à prendre des mesures
énergiques pour éviter le retour de ces acci-
dents.

Il a obtenu d’abord que le déménagement
du ministère des Colonies, interrompu, fût
repris et poussé activement.

Ensuite, un décret a paru dans le Journal
Officiel du 22janvier, rapportant trois décrets
et ordonnances portant concessions de loge-
ments, à titre gratuit, dans les palais du Lou-
vre et des Tuileries et dans l’hôtel de Cluny.
Les décrets rapportés sont ceux qui confé-
raient la gratuité du logement aux directeurs
et aux chefs du secrétariat, agents compta-
bles du Louvre et des Tuileries, à l’inspecteur
des bâtiments, au gardien du service d’archi-
tecture, au chef des gardiens et au gardien
chef du matériel des musées nationaux et,
enfin, au conservateur du musée des Ther-
mes et de Cluny.

Il ne restera plus au Louvre, la nuit, qu’un
service de garde.

D’autre part, M. Dujardin-Beaumetz a pres-
crit des dispositions rigoureuses relativement
à l’éclairage et au chauffage; plus de cloisons
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