La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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N° 32. — 1910.

BUREAUX : ioô, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

8 Octobre.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

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PROPOS DU JOUR

n assure que la discussion pro-
chaine sur le budget des Beaux-
Arts sera l’occasion de reprendre
un très ancien projet. Il s’agit de
démolir la vieille école des Arts décoratifs de
Paris, et de la reconstruire en d’autres lieux.
C’est une de ces mesures que l’on présente
comme nécessaires depuisnombred’années et
qui demeurent urgentes à l’état chronique,
Tout le monde sait, et nos lecteurs n’ont
pas oublié, que l’école des Arts décoratifs,
telle qu’elle est installée aujourd’hui, est la-
mentable. L’enseignement qui s’y distribue
est cependant de la plus haute importance ;
il répond à des besoins certains des artistes
et du public ; il attire chaque année de
nombreux jeunes gens qui seront demain des
dessinateurs, des artisans ou même des ar-
chitectes. Et matériellement le local où se
réunissent professeurs et élèves est mal com-
mode et malsain.

Il est affligeant que depuis tant d’années
les réclamations n’aient servi de rien. Si l’on
feuilletait les collections de l'Officiel, celles
des journaux consacrés aux questions artis-
tiques, on ne trouverait guère de projet dont
il ait été autant parlé et pour lequel on ait
dépensé plus d’ardeur. Des promesses solen-
nelles ont été faites ; beaucoup de mots ont
été prononcés. Il n’y a d’aucun côté aucune
objection ; au contraire, il y a unanimité à
réclamer pour un service d’une si grande
utilité un établissement digne de lui. En
province, les écoles d’Art décoratif vivent
comme elles peuvent, soutenues souvent
par le zèle de quelques amis de l’art. Celle
de Paris demeure la plus fréquentée, la
plus vivante. On ne peut se défendre de quel-
que amertume en songeant que dans un

budget aussi considérable que le nôtre il ne
s’est pas trouvé de quoi reconstruire cette
école; on ne peut se défendre non plus de
quelque défiance devant des promesses qui
ont été si souvent renouvelées sans effet.
--•

NOUVELLES

*** Ont été inaugurés pendant la dernière
quinzaine :

Le dimanche 25 septembre, à Vert-le-Petit
(Seine-et-Oise), un monument à la mémoire
de Duquesne, œuvre du sculpteur Emile
Derré ;

Le même jour, à Ribérac, un monument à
la mémoire des enfants de l’arrondissement,
morts pour la patrie;

Le même jour, à Ourques (Loir-et-Cher),
un monument à la mémoire de l’adjudant
Vincenot, une des victimes de l’accident du
dirigeable militaire République;

Le dimanche 2 octobre, à la Ferté-Milon,
une statue de Racine enfant, œuvre du sculp-
teur ITiolin;

Le même jour, à Naintré (Vienne), un mo-
nument à la mémoire de l’adjudant Réau,
l’une des victimes de l’accident du dirigeable
République.

*** Les travaux d’aménagement des pre-
mières salles du pavillon de Flore, aux Tui-
leries, sont terminés. Dans ces salles ainsi
transformées vont être installés et prochai-
nement inaugurés les dons ou acquisitions
dont le Louvre s’est enrichi récemment, no-
tamment la collection Chauchard.

*** La Commission du budget a entendu
dans sa dernière réunion les explications de
M. Paul-Boncour, rapporteur, sur quelques
chapitres réservés du budget des Beaux-Arts.
Elle a adopté notamment ses conclusions en
vue de donner à la manufacture des Gobelins
l’autorisation de vendre ses produits au pu-
blic, comme le fait déjà la manufacture de
Sèvres.
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