La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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ET DE LA CURIOSITÉ

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gnent pourtant le particulier, et sa couleur a une
vérité si simple qu’on oublie presque de l’admirer.

On souhaite pourtant que M. Marquet projette
son ambition plus haut que dans des régions tech-
niques et l’on aimerait qu’avec ses moyens si
exceptionnels il cultive davantage cet amour des
choses qui est en lui, et que la science ne doit
point étouffer.

Expositions Diverses

Les paysagistes nous montrent, cette semaine
comme les précédentes, comment ils savent profiter
des trouvailles impressionnistes et les accommoder
à une vision sage et modérée des sites souvent
bien choisis où ils opèrent.

Les quais de Marseille, où s’amarrent les énor-
mes paquebots, flanqués de goélettes et de barques
de pêche reflétant sur l’eau miroitante leurs
images ensoleillées sont pour M. Gilbert Galland
le thème d’aquarelles pimpantes. M. Henri Gau-
tier préfère les heures où le soleil dore les rochers
de Belle-Isle, les pins de Porquerolles et ces cu-
mulus ivoirés qui semblaient réservés spécia-
lement à M. René Ménard.

Au Petit Musée Beaudoin, à côté deM. Vladislas
Granzovv que nous avons déjà vu à la galerie
Druet, et de M. Kozierowski, peintre inégal mais
quelquefois délicat, M. Ilené Bertaux expose des
marines et vues de Paris où la reproduction des
vibrations lumineuses paraît un peu trop apprise.

M. Eugène Chigot, à la galerie Devambez,couvre
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sites de Paris expriment hors séauce l’apprélien-
sion que le débouché de ce souterrain au milieu
de la magnifique cour du Mai ne vienne malen-
contreusement en détruire l’harmonie et la beauté.
Si ce débouché ne peut pas absolument être établi
sur le trottoir extérieur dans la rue, il est à sou-
haiter, selon eux, que cette ouverture béante
entourée d’une grille plus ou moins modem style
ne vienne pas encombrer disgracieusement l’as-
pect bien connu d'une cour dont le style est resté
jusqu’à présent intact.

Société des Antiquaires de France

Séance du 27 avril

M. le commandant Lefebvre des Noëttes présente
les photographies de différents objets appartenant
au Saalburg-Museum : tous les fers, prétendus
romains, qui proviennent des fouilles faites par
M. Jacobi de 1863 à 1865 doivent appartenir au
Moyen âge.

M. Monceaux communique quatre plombs by-
zantins récemment découverts à Carthage par le
B. P. Delattre.

M. Chénon donne des indications plus précises
sur la découverte d’un puits gallo-romain à Châ-
teaumeillant (Cher), dont il avait parlé le 26 mai
dpvnier. Connu dès 1884, ce puits, profond de 18
res, a été entièrement exploré. On a trouvé au
1, avec des débris de poteries variées, noires ou
[ges, des morceaux de fer, des ossements d’ani-
ix et une monnaie d’Alexandre Sévère, datée
122, qui prouve que le puits a servi au moins
[u’à cette date. Finalement, il a été comblé
I ; des décombres où se rencontrent des pierres
aille, des tuiles, des fûts de colonnes et un
liteau.

Société de l’Histoire de l’Art français

Séance du 8 avril

ms une communication sur l'Enseigne de
}]'aint, M. Alfassa, après avoir rappelé tout ce
l’on sait actuellement sur l’exécution de celte
jture par Watteau, étudie l’histoire des pan-
|x appartenant à l’empereur d’Allemagne et
, du fragment appartenant à M. Michel-Lévy,
montre que le fragment de la collection Micliel-
' ne peut pas avoir fait partie de l’original
: par l’intermédiaire d’une copie de Pater, a
de modèle à la gravure d’Aveline. Ce serait
soit une esquisse de Watteau, soit une copie
mne. M. Alfassa passe ensuite en revue tous
irguments qui permettent de voir dans les
tableaux de Berlin l’enseigne qui fut autre-
ians la boutique de Gersaint.

>1. P. Leprieur, Vaillat et P. Vitry échangent
. Iues observations à ce sujet. Le président de
ciété, M. H. Lemonnier, annonce que la com-
calion de M. Alfassa sera incessamment pu-
par les soins de la Société.
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