La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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N» 40. — 1910.

BUREAUX : îoô, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

31 Décembrë.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

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ILe USTuméro : O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

t l’hôtel Biron est sauvé depuis
quelque temps déjà, bien des pro-
blèmes qui l’intéressent demeurent
encore sans solution. C’est ainsi
que la destination d’une partie des bâtiments
et des jardins est incertaine à l’heure où nous
écrivons et que les projets se succèdent, ainsi
que les délibérations des commissions com-
pétentes.

Il semble que, quelles que puissent être les
décisions, il y a deux principes qui doivent
être hors de conteste : l’un, c’est que les jar-
dins ne seront ni diminués ni défigurés ;
l’autre, c’est que l’hôtel lui-même restera in-
tact. Le sort des jardins dépend de ques-
tions financières. Il a été question, en effet,
d’aliéner une partie des terrains pour retrou-
ver quelque chose du prix d’achat, et il est à
peine besoin de dire que tous ceux qui ont
souci des espaces libres et de la beauté du
site combattent ce projet. La sauvegarde de
l’hôtel, elle, parait plus assurée, et il ne se
pose guère à son sujet qu’une question ac-
cessoire.

L’Etat, acquéreur de cet édifice, se pro-
pose, dit-on, de l’affecter au séjour des souve-
rains étrangers à Paris et aux Congrès inter-
nationaux. Dans cette hypothèse, l’hôtel Biron
aurait besoin d’être aménagé, décoré et meu-
blé. Au lieu de s’adresser à ses fournisseurs ou
de recourir au Garde-meuble, l’Etat est solli-
cité de s’adresser à nos décorateurs et de leur
demander un de ces travaux d’ensemble qu’ils
sont rarement invités à entreprendre. Le
Syndicat de la Presse artistique a même émis
un vœu en ce sens. Il serait bon, certaine-
ment., que nos artistes eussent la facilité, dans
des circonstances importantes, de donner

leur mesure, comme l’ont souvent les ar-
tistes étrangers. La destination nouvelle de
l’édifice réclame des aménagements précis :
c’est un fait dont les décorateurs ne pour-
ront pas ne pas tenir grand compte. D’autre
part, le problème est rendu délicat par le
style même de l’édifice. Il n'en est peut-être
que plus tentant. L’Etat, en instituant un
concours, demeure le juge suprême de ce
qui conviendra, et si, d’aventure, nul projet
ne lui parait être conforme à ce qu’on est en
droit d’exiger, il lui restera toujours la res-
source de la commande directe à des artistes
que leurs précédents travaux désignent pour
mener à bien une semblable entreprise.

■---•

NOUVELLES

*** Par décret rendu sur la proposition
du ministre de l’Instruction publique et des
Beaux-Arts ont été promus ou nommés dans
l’ordre national de la Légion d’honneur à
l’occasion du 1er janvier :

Au grade de commandeur * M. Gabriel
Fauré, directeur du Conservatoire;

Au grade d’officier: MM. Emile Bourgeois
administrateur de la manufacture de Sèvres;
Jean Ajalbert, conservateur de la Malmaison ;

Au grade de chevalier : MM. Marcel Rey-
naud, notre distingué collaborateur, que nous
félicitons bien cordialement ; Paul-Ernest
Sanson, architecte; Georges-René Papillon,
conservateur du musée de Sèvres ; Camille
Enlart, directeur du musée céramique de
Sèvres; Pierre-Léon Melchissédec, profes-
seur au Conservatoire.

*** Mme Emilie-Louise de la Bigne, plus
connue sous le nom de Mme Valtesse de la
Bigne, morte récemment, a légué au musée
du Louvre deux éventails peints par M. Dé-
taillé : Les Prussiens aux 'pendules et La
Revue cle Vannée 1814.

Le musée de Versailles reçoit un tableau
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