La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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N* 38. — 1910.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e) 17 Décembre.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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PROPOS DU JOUR

S ne initiative excellente vient d’être
prise en vue de l’Exposition de
Turin, qui s’ouvrira en 1911. On
s’occupe de rechercher dans les
collections privées, et même dans les collec-
tions publiques, tout ce qui peut intéresser
les rapports entre la France et Tltalie. Cette
étude ne doit être limitée ni à une époque ni
à l’histoire d'un art particulier. Elle doit por-
ter sur les objets de toute nature et de toute
période ; elle se fera pour les médailles
comme pour les gravures, pour les sculp-
tures comme pour les portraits. Elle sera
vraiment un musée de l'art français au
point de vue italien.

Il n’est pas besoin d’insister sur la valeur
d’une pareille entreprise, ni de démontrer quel
intérêt elle présente pour les historiens. Les
services qu’elle rendra sont évidents et il ne
sera pas indifférent de connaître en détail,
par les rapprochements et par les comparai-
sons, les affinités, les influences réciproques,
les originalités de deux arts qui ont tant de
liens entre eux. Mais, à un point de vue moins
général et plus modeste, cette étude des sou-
venirs italiens et français aura son utilité. En
rassemblant une vaste documentation, en pu-
bliant des photographies, des fac-similés, on
constituera pour ceux qui travaillent une col-
lection permanente; on y conservera la copie
de documents précieux dont l’original n’est
jamais à l’abri des accidents ou des incen-
dies. Au lendemain d’un de ces désastres qui
menacent toujours les Expositions, on a pro-
posé de faire établir des photographies de
tous les manuscrits importants contenus dans
les bibliothèques. C’est une mesure de sauve-
garde du même genre qu’on devra à la collec-
tion franco-italienne.

Et puisque Ton continue de parler beau-
coup d’Expositions universelles, nous ne lais-
serons pas passer cette occasion de montrer
les utiles travaux que peut susciter une Ex-
position particulière. Une étude aussi précise
que celle dont nous venons de parler a par-
faitement sa place dans une de ces fêtes sa-
vantes et artistiques comme Turin a l'habi-
tude d’en organiser. Elle est, en quelque sorte,
inspirée par le programme même de l’Expo-
sition. Imagine-t-on pareille recherche tentée
à l’occasion de l’une de ces immenses entre-
prises, où la multiplicité des sujets qui solli-
citent les regards empêchent de rien appro-
fondir, où l’universalité même du projet
proposé aux participants semble défendre
tout ce qui est trop précis et trop particulier?

--

NOUVELLES

*** Par arrêté du ministre de l’Instruction
publique et des Beaux-Arts en date du 8 dé-
cembre 1910, rendu sur la proposition du
sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts, M. Si-
card, statuaire, a été nommé membre du Con-
seil supérieur de l’enseignement des Beaux-
Arts, en remplacement de M. Frémiet, décédé.

*** Par arrêté en date du 12 décembre 1910,
M. le ministre de l’Instruction publique et
des Beaux-Arts, a nommé M. Estyle profes-
seur delà classe d’accompagnement au piano,
au Conservatoire National de musique et de
déclamation, en remplacement de M. Paul
Vidal, appelé à un autre emploi.

*** Par décret du président de la Républi-
que, en date du 8 décembre, le ministre de
l’Instruction publique et des Beaux-Arts est
autorisé à accepter la pleine propriété de
1.000 francs de rente 3 0/0, dont M. Bernard-
Antoine Girard, demeurant à Paris, a fait
don à l’Etat. Ces 1.000 francs de rente perpc-
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