La chronique des arts et de la curiosité — 1911

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No 13. - 1911. BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

1" Avril.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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Le Numéro : O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

^ e projet d'Exposition Universelle
vient d'être coup sur coup con-
damné deux fois solennellement.
La Chambre de Commerce de Paris
d'abord, le Conseil municipal quelques jours
après, se sont exprimés de la manière la plus
catégorique. A moins d'imaginer que l'Expo-
sition ne se fasse pour le plaisir d'une mino-
rité et en dépit des intérêts généraux, on peut
considérer que le projet a vécu et que Paris
est libéré d'une entreprise à la fois inutile et
périlleuse.

On sait que, dès le premier jour, l'avis de
tous ceux qui ont connu avec précision l'his-
toire et les résultats de l'Exposition de 1900 a
été formel. Il a été expliqué ici même pour-
quoi l'ère de ces vastes cérémonies du com-
merce, de l'industrie et des arts semblait close
et comment le développement même de la ci-
vilisation rendait impossible un tableau com-
plet des œuvres du genre humain. Les Cham-
bres de commerce de province, une à une,
ont donné leur opinion et, à très peu d'excep-
tions près, elles se sont déclarées hostiles au
projet d'Exposition de 1920. Les associations
compétentes, qu'elles aient été composées
d'industriels ou d'artistes, se sont prononcées
dans le même sens. Il semble que la Chambre
de commerce de Paris ait rassemblé, dans
une consultation énergique et heureuse, tous
les arguments d'ordre économique qui avaient
été présentés et qu'elle ait donné, avec sa
haute autorité, comme la conclusion du débat.

Le Conseil municipal n'avait pas à revenir
sur la discussion : il a tenu à laisser appré-
cier en dehors de lui les intérêts que les
€hambres de commerce avaient toutes qua-
lités pour juger. Mais il a eu à cœur de pren-

dre acte des délibérations qui avaient eu lieu
depuis quelques mois et, au nom de la Ville,
de témoigner qu'il s'y associait entièrement.
Désormais, et dans les cercles les plus divers,
c'est l'idée des expositions particulières, à
programme limité, qui est en faveur : elle ré-
pond aux conditions mêmes du travail dans
la société contemporaine; elle est suggérée
par les nécessités de chaque métier, par les
besoins de chaque art; elle seule paraît pro-
mettre des enseignements efficaces. C'est donc
dans ce sens que tous les intéressés deman-
dent à travailler.

NOUVELLES

Cette semaine a eu lieu la discussion
du budget des Beaux-Arts. Nous la résume-
rons dans notre prochain numéro.

*** Par arrêté du ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts en date du
24 mars, sont renommés pour deux années
membres de la Commission consultative
spéciale d'acquisition aux expositions orga-
nisées par la Société des Artistes français et
par la Société Nationale des Beaux-Arts :

MM. Besnard, Bonnat, Raphaël Gollin,
Cormon, Paul Gervaix, Lhermitte et Roll,
artistes peintres ; Alfred Boucher, Félix
Charpentier, Georges Gardet, Injalbert, Mar-
queste, Puech, statuaires; Flameng, Vernon,
graveurs ; Laloux, Vaudremer, architectes ;
Lalique, ciseleur d'art ; Thesmar, artiste cé-
ramiste; Bigard-Fabre, chef de division au
sous-secrétariat d'Etat des Beaux-Arts ; L. de
Fourcaud, Gustave Geffroy, Georges Le-
comte, Louis Lumet, Roger-Milès, Thiébault-
Sisson, écrivains d'art ;

Secrétaire avec voix consultative, M. Félix
Seguin, sous-chef du bureau des travaux
d'art, musées et expositions au sous-secré-
tariat d'E'at des Beaux-Arts.
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