Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 24.1868

Page: 126
DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1868_1/0132
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
L'ORFÈVRERIE FRANÇAISE

EN 186 7

n se souvient peut-être (bien que l'oubli
soit ici parfaitement légitime) qu'il a
paru, il y a quelques années, dans la
Gazette des Beaux-Arts} un assez long
travail sur l'histoire de l'orfèvrerie fran-
çaise. Curieux de lier le présent au passé,
l'auteur de ces notes avait conduit son
récit jusqu'au lendemain de l'Exposition
universelle de Londres (1862), et s'il
s'était arrêté à cette date , c'est sans
doute parce qu'il lui semblait difficile
de raconter l'avenir. Cinq ans se sont écoulés depuis lors : pendant
cette période, nos orfèvres et nos joailliers n'ont cessé de produire,
et, quoique les circonstances extérieures n'aient pas toujours été favo-
rables, ils ont travaillé avec une ardeur extrême. Dire quelle a été leur
œuvre, rechercher quelles sont leurs préoccupations actuelles, ce serait
ajouter un chapitre nouveau à l'histoire commencée.

On conçoit que, durant une période aussi courte, la physionomie de
l'art n'ait pu changer beaucoup, et l'on ne doit pas s'étonner que 1867
ressemble à 1862. Toutefois, le mouvement que nous signalions jadis
s'est continué : si l'heure a marché, nous avons marché avec elle; la con-
tagion du bien faire a gagné de proche en proche, et, déjà, il semble que
le but se laisse mieux deviner à nos yeux plus clairvoyants. Ce but, c'est
l'art, c'est la forme exquise ou splendide ajoutée à l'éclat de l'or, du
diamant, des matières les plus précieuses que les mains humaines
puissent mettrent en œuvre. C'est dans ce sens, on l'a bien vu à l'Exposi-
tion de l'an passé, que se produisent aujourd'hui les tentatives géné-
reuses. Bien qu'il y ait encore quelques retardataires, l'élan est donné,
loading ...