Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 31.1885

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REVUE MUSICALE

L’a g g u e i l fait parla presse aux nouveaux
directeurs de l’Opéra a été généralement
sympathique. Ce n’est que justice : M. Ritt
est un administrateur expérimenté, fort au
courant des choses de théâtre; M. Gailhard
un artiste remarquable, excellent musicien
et nullement enclin, croyons-nous, à dédai-
gner les œuvres de l’ancien répertoire qui
lui ont valu des succès mérités.

MM. Ritt et Gailhard sont donc au pou-
voir; l’ère des difficultés commence. Nous
faisons les vœux les plus sincères pour le
triomphe de leur courageuse entreprise. En
outre de l’intérêt qu’inspirent toujours des
gens assez hardis pour risquer leurs propres
capitaux dans une aventure où il n’y a pas
de gros profits à réaliser, nous pensons à
l’œuvre elle-même dont le succès importe
à l’avenir de la musique dramatique. Si
l’Académie nationale de musique venait à
succomber, peut-être se trouverait-il un mi-
nistre pour décréter que cette antique insti-
tution a eu raison de mourir n’ayant plus
sa raison d’être. Ce serait une erreur, mais le mal n’en serait pas moins fait.

Aux directeurs de l'Opéra échoit l’honneur de démontrer l’utilité
de l'établissement dont ils viennent de franchir les portes en maîtres.
La maison est encore bien achalandée, il s’agit de retenir la clientèle en
s’efforçant de lui plaire. Le jour où l’on aura de l’agrément à suivre les
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