Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Per. 19.1898

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LA MADELEINE DE QUINTE N MASSYS

AU MUSÉE DE BERLIN

ans la charmante petite ville de Lucques,
célèbre par ses basiliques romaines du
xiic siècle, se trouve, dans un palais don-
nant sur la place tranquille de Maria
Bianca, une collection de tableaux appelée
galerie Gian Battista Mansi.

Cette petite pinacothèque ne contient
que très peu de choses remarquables, et
ne saurait être comparée en importance
avec une autre galerie de Lucques, la galerie Gerolamo Mansi1. On
y montrait cependant, avec orgueil et à bon droit, une œuvre de
maître, un tableau représentant, vue jusqu’à mi-jambes, une Marie-
Madeleine. Avant que le visiteur eût pu même se mettre en place
pour l’examiner, on lui apprenait qu’il se trouvait devant la plus
belle des peintures de Lucas de Leyde (Luca d’Olanda) qui soient
actuellement en Italie.

Pourquoi a-t-on choisi de préférence ce nom de Lucas de Leyde
chaque fois que l’on s’est trouvé embarrassé en Italie pour classer
une œuvre d’origine flamande? Lucas était graveur ; comme peintre,
il a très peu produit, et encore, parmi les œuvres bien peu nom-
breuses qui lui restaient attribuées, en voit-on presque chaque

1. Voir mon article : L'Art hollandais dans les galeries Mansi, à Lucques,
dans Oud Holland, 1896.
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