La chronique des arts et de la curiosité — 1910

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N° 4.-1910.

BUREAUX : xoô, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

22 Janvier.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT LS SAMEDI MATIN

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îSTrinaidre : O tr. 36

PROPOS DU JOUR

\u moment de la discussion de la
loi de finances, la Chambre devra
examiner un amendement qui
vient d’être déposé et qui a le plus
grand intérêt pour nos musées. Il s’agit de
modifier les articles 54 et 55 de la loi du 16
avril 1895 et de permettre à la caisse des
musées de faire rentrer dans ses recettes et
dépenses normales le produit de la vente des
catalogues et leur prix de revient. Déjà, en
1903, la loi a permis la confection et la vente
des moulages. La disposition nouvelle aurait
en réalité pour effet de remettre à la caisse
des musées, c’est-à-dire au Conseil des mu-
sées, le soin de faire établir les catalogues.

Rien n’est plus désirable que ce nouveau
régime. Tout le monde peut constater que le
système aujourd’hui en vigueur n’a donné
aucun résultat. L’affermage des catalogues
pratiqué chez nous apparaît, après expérience,
comme onéreux pour l’Etat, obligé par ses
conventions de racheter un grand nombre
d’exemplaires invendables, et, d’autre part,
ni le public ni les savants n’ont à leur dis-
position autant de bons catalogues que nos
musées en montrent. Il y a là une situation
ancienne à liquider, en même temps qu’il
convient de préparer l’avenir.

Si la loi autorise l’innovation prévue par
l’amendement, le Conseil des musées pourra
aisément, sur les huit cent mille francs dis-
ponibles de la caisse des musées, prendre
chaque année une dizaine de mille francs
pour la rédaction et l’impression des catalo-
gues. Il est fort possible, d’ailleurs, que ces
catalogues, bien faits par les conservateurs
dans les attributions de qui ce soin rentre
naturellement, paient leurs frais. Mais, si

d’aventure ils ne les paient pas, le prélève-
ment modique fait sur la caisse des musées
sera compensé par les plus sérieux avantages.
L’exemple de l’Allemagne, et, plus encore,
celui de l’Angleterre nous font connaître de
quel profit sont pour l’étude et pour la for-
mation du goût ces séries de catalogues, les
uns scientifiques, les autres populaires, qui
contribuent chacun dans leur genre à une
connaissance plus précise des musées et de
ce qu’ils contiennent. Il existe chez nous
d’excellents catalogues; mais ils sont une
rareté. Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire
des arts et à l’éducation esthéticrue du public
souhaiteront le succès d’une initiative qui
est destinée à rendre à nos musées un véri-
table service.

NOUVELLES

*** Par décret en date du 20 janvier, rendu
sur la proposition du ministre de l’Instruc-
tion publique et des Beaux-Arts, M. Rebeillard
(Etienne), ouvrier d’art, est promu officier de
la Légion d’honneur.

Par décrets en date du 1er et du 20 janvier,
rendus sur la proposition du ministre des
Affaires étrangères, MM. Nicolet (Gabriel) et
de Palézieux (Edmond-Henri-Théodore), ci-
toyens suisses, artistes peintres, sont nommés
chevaliers de la Légion d’honneur.

*** MM. Lefebvre et Vernon, graveurs,
viennent d’être chargés par le ministre des
Affaires étrangères, M. Pichon, d’exécuter
une médaille commémorative qui sera don-
née aux ouvriers français ayant travaillé à la
construction ou à la restauration de nos am-
bassades de Vienne et de Berlin.

*** La commission chargée de veiller au
maintien des perspectives monumentales de
Paris a émis le vœu suivant :

« A l’avenir, aucune innovation ne pourra
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