Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 31.1885

Seite: 322
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1885_1/0338
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
UN

TABLEAU ATTRIBUÉ A JEHAN PERRÉ AL

cernent de lumière du côté de Jehan Fouccjuet, qui a été un très grand
maître et une très grande influence. Mais, pour la peinture propre-
ment dite, pour le tableau portatif, on croit volontiers que, si les
archives nous révèlent les noms d’un bon nombre de peintres, ces
braves gens ont fait du décor, organisé des fêtes et des mystères,
enluminé des statues, fourni des patrons aux tapissiers et aux orfè-
vres, en un mot qu’ils ont fait tout ce qu’on peut faire en ce monde,
excepté des tableaux.

Cette pensée, bien naturelle lorsqu’on songe à la rareté des œuvres
qui nous restent, est exprimée un peu partout; hier encore, je la
retrouvais dans un livre excellent, la Renaissance en Italie et en
France à l'époque de Charles VIII, par M. Eugène Müntz. « Les vicis-
situdes de la peinture française pendant la période de transition sont

e crois qu’il aura mérité un laurier
d’or celui qui, mettant en ordre les
souvenirs de ses promenades dans
les musées et dans les livres, écrira
une petite histoire de la peinture
française au xve siècle. Aucun cha-
pitre n’est plus inconnu, aucun n’est
plus encombré de conjectures témé-
raires. Un débrouillement provisoire
a été tenté au profit des miniatu-
ristes : on entrevoit un commen-
loading ...