Journal de la marbrerie et de l'art décoratif: bimensuel — 1.1903-1904 (Nr. 1-28)

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ire Année. — N° i

iel Novembre 1903


Journal ècla Marbrerie

et èc l'Art décoratif

Bimensuel, paraissant^ le 1er e_t[ le 16 de chaque mois

Notre Programme

La revue dont nous commençons aujour-
d'hui la publication a pour but principal de
chercher à augmenter l'emploi du marbre
dans toutes ses applications.

Mais, en raison de l'intime liaison qui
existe, ou qui devrait exister entre la mar-
brerie et les arts de l'ornementation et de
l'ameublement, nous avons complété notre
programme par l'étude de la décoration inté-
rieure des habitations.

Avant tout, nous désirons nous placer, dès
le premier jour, sous l'égide et la protection
de Messieurs les architectes, et nous taisons
appel à leur bienveillante et savante colla-
boration. Leur aide nous est indispensable
pour mener à bien la tâche de l'aire étudier
l'art d'embellir et d'agrémenter nos demeures,
d'en augmenter le luxe et le confort dans la
mesure de ce qui est pratique par l'emploi
des marbres harmonisés avec l'ensemble de
la décoration.

A ceux qui voudront bien nous honorer de
leurs conseils et de la communication de
leurs travaux, nous disons d'avance merci,
et, par réciprocité, nous promettons de
faire connaître au loin leur 110111; heureux
si notre publicité arrive à leur amener
des entreprises où leur art puisse s'exercer
à leur entière satisfaction, pour le plus

grand profit de leur renom et de leur gloire.

E11 principe, nous sommes peu partisans
des imitations, et, à notre avis, 1111 simple
morceau de bois ou de marbre, bien choisi
et bien placé, sera toujours plus beau que
l'imitation la plus savante, dût l'art du peintre
imiter les échantillons les plus rares et les
orner des sculptures les plus parfaites.

L'imitation est' d'ailleurs 1111 hommage
rendu au produit naturel et la consécration
de sa supériorité.

Pour nous, la décoration, même modeste,
où les produits naturels occupent la place
qu'ils méritent, donnera toujours l'impression
d'une œuvre finie, ayant une valeur intrin-
sèque réelle que le temps n'altérera jamais.

O11 sentira qu'on a fait là ce qu'on a voulu,
sans se leurrer d'une trompeuse illusion.

Malheureusement, l'architecture officielle
moderne du continent consacre plutôt l'apogée
du commerce du plâtre et du carton-pierre.
L'histoire n'en retiendra plus rien, dès que
les créateurs disparus auront fini de renou-
veler l'indispensable couche de peinture
nécessaire à l'entretien, et que quelques
années humides auront permis au temps d'ef-
facer les reliefs.

Il semble que notre époque vaniteuse
manque de ressources pécuniaires pour pou-
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