L' art: revue hebdomadaire illustrée — 6.1880 (Teil 1)

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L'ART.

laquelle vous avez bien voulu m'annoncer ma nomination de
membre du Comité directeur du Muse'e des Arts de'coratifs.

« Aucune nomination ne pouvait m'ètre plus agréable parce
qu'aucun travail n'est plus attrayant pour moi et par lui-même
et par la collaboration avec les esprits distingués qui composent
le Comité.

CHRONIQUE

Concours de la ville de Paris. — Ce concours qui, on le
sait, a pour objet la décoration picturale de six monuments dont
quatre mairies et deux écoles, comprend dix-sept compositions.
La mairie du 19e arrondissement, de construction récente, est
la mieux partagée; six tableaux, un plafond peint et trois dessus
de portes sont destinés à la salle des mariages. La mairie du
2e arrondissement recevra trois tableaux; celle du 12e un plafond
pour le grand escalier; enfin il est demandé pour la mairie du
130 arrondissement une esquisse d'un carton qui doit être
reproduit en tapisserie des Gobelins. Deux frises peintes, mesu-
rant une surface de 40 mètres et de 30 mètres, sont destinées, la
première, à la salle de dessin de l'école de la rue Dombasle, et la
seconde au préau couvert de l'école de la rue Château-Landon.

<i Vous savez personnellement combien_/<? crois en l'œuvre
que vous poursuivez, c'est vous dire avec quel plaisir j'y appor-
terai mon concours.

« Veuillez agréer, etc.

« Albert Liouvîlle. »

FRANÇAISE

Les prix attribués à ces divers ouvrages varient, selon leur
importance, entre 3,000 et 57,000 fr. La somme totale des prix
alloués pour ce concours s'élève à 107,200 fr.

Le 28 janvier a été ouverte à l'Ecole des beaux-arts l'expo-
sition des esquisses envoyées par les concurrents. Ceux-ci sont
au nombre de 106. Parmi eux on remarque les noms de
MM. Jobbé-Duval, Léon Glaize, Ronot, Mazerolles, Lehoux,
Lematte, Faustin Renou, Hirsch, Gervex, Félix Regamey.
Herpin, E. Bin, Emile Levy, etc. Le total des esquisses est
de 146. L'exposition du concours durera jusqu'au 4 février. En
premier jugement sur esquisses sera rendu le 1" février, et le
jugement définitif le io mars.

Une rectification1. — La librairie Quantin vient de lancer
une nouvelle revue bibliographique, le Livre, dont la première
livraison mensuelle est d'un excellent augure pour le succès de
cette belle publication. Il s'y trouve cependant quelques erreurs,
et en voici une qu'il nous appartient de rectifier :

«Quel a été le créateur des caractères elzéviriens? La
réponse à cette question se trouve dans un document récemment
découvert par M. Pieters, l'auteur des Annales des El^evirs. Il
a trouvé une lettre datée du 3 janvier 1681 adressée par la
veuve de Daniel Elzevir à la veuve de Moretus, à Amsterdam,
dans laquelle la première propose la vente de sa fonderie de
caractères ; elle appelle en même temps l'attention sur le fait que
la vente doit comprendre une grande quantité de matrices

gravées par Christophe Van Dyck, « le meilleur maître de
l'époque, » comme elle le nomme elle-même. »

Ainsi parle le Livre, qui commet une méprise assez sin-
gulière.

M. Pieters, l'auteur des Annales des El^eviers (avec un e),
est mort en 1863, et la découverte récente dont il s'agit a été
faite à Anvers au musée Plantin, en 1878, par notre collabo-
rateur M. Alphonse Willems, qui nous en a donné la primeur.
Voir dans l'Art, 40 année, tome Ior, page 43, sa notice sur
Christophe Van Dyck, le graveur des poinçons des Elzevier.
Cette notice trouvera sa place dans l'ouvrage sur les Elzevier
auquel M. Alphonse Willems met la dernière main et qui
paraîtra prochainement.

NECROLOGIE

Le graveur Thomas Landseer, A. R. A., est mort le
20 janvier en sa résidence de Saint-John's-wood, âgé de
quatre-vingt-six ans. Il était l'aîné de trois frères qui occu-
pent une grande place dans l'école anglaise contemporaine.
Le plus jeune et le plus populaire, Sir Edwin Landseer, le
célèbre animalier, a été emporté le premier. Le peintre
Charles Landseer est mort il y a quelques mois. Thomas
Landseer était surtout un habile graveur en me^o-tinto, et
l'on cite parmi ses plus belles planches celles qu'il a exécu-
tées d'après des tableaux de son frère Sir Edwin. Malgré
son grand âge, Thomas Landseer se consacrait encore à son
art il y a trois mois à peine, et l'un de ses derniers ouvra-
ges est une gravure d'après une étude de lion faite par Sir
Edwin pour la colonne de Nelson.

— Le doyen des peintres anglais, William Siiayeu, est
mort le 21 décembre 1879, à Shirley, près de Southampton.
Il était né en 1787.

—■ Le 27 décembre est mort, âgé de soixante-douze ans,
un artiste anglais qui jouissait d'une certaine popularité.
Jacob Thompson. Issu d'une humble famille, il doit à feu le
comte de Lonsdale d'avoir pu suivre sa vocation artistique.
Il habitait le pittoresque village de Hackthorpe, près de
Pcnrith, dans le Cumberland, et s'adonnait de préférence
au paysage étoffé de scènes populaires. Plusieurs de ses
tableaux ont été reproduits par la gravure.

— Ee mariniste Jacob-Jacobs , professeur pendant
quarante ans à l'Académie d'Anvers, est mort au mois de
décembre 1879, dans sa ville natale.

Le Directeur-Gérant : EUGÈNE VÉRON.
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