Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 9.1874

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MUSEE DE EILLE

LE MUSÉE DE PEINTURE1.

IX-NEUVIEME SIECLE. —

De la

chute de Louis XYI à la fin du règne
de Louis XVIII, de la Révolution à la
Restauration, le musée de Lille n’a rien
d’autre que les Boilly, une tête de
jeune fille signée Prudhon, qui doit être
de Mlle Mayer, et les peintures de
Wicar, de celui-là même qui a mérité
la reconnaissance de la France entière
en léguant à sa ville natale la splen-
dide collection de dessins qu’il avait

formée en Italie : le Jugement cle Salomon} de 1785, la Résurrection
du /Ils de la veuve de Naim, toile immense, de 1816, le portrait de
Lesage Senault, son meilleur ouvrage, et son propre portrait en costume
espagnol.

Abel de Pujol se fit remarquer au Salon de 1822, illustré par la
Barque du Dante et le compte rendu de M. Thiers, avec son grand tableau
de Joseph expliquant les songes. Nous le retrouvons ici. Le dessin des
figures est correct et bien étudié, les deux prisonniers qui écoutent mani-
festent leur surprise dans un beau mouvement de théâtre; mais com-
bien cela nous paraît aujourd’hui poncif et démodé. Je mentionnerai
encore du même temps deux paysages académiques de Victor Bertin.

La Mort de Vespion Morris; de 1827, par Camille Boqueplan, nous
conduit en pleine réaction romantique. Roqueplan n’a jamais été heureux

1. Voir Gazelle des Beaux-Arts, 2e période, t. VI, p. 109 et 481 ; t. VII, p. 313;
t. VIII, p. 62, et t. IX, p. 138.
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