Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 9.1874

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LA

GALERIE DE M. SUERMONDT1

IL

Rembrandt ayant été, conformément
aux exigences de la justice, mis au pre-
mier rang et étudié avant les autres
maîtres hollandais, nous pouvons, avec
une certaine sérénité de conscience,
examiner aujourd’hui chez M. Suer-
mondt les œuvres de la même école et
du même temps. L’intelligent amateur
n’a pas manqué de faire une belle place
dans sa collection à un peintre que la
critique moderne a remis à la mode,
Frans Hais. Il faut étudier librement
ses ouvrages, avec la secrète espérance
d’y trouver une note nouvelle pour
l’histoire de son talent.

Un mystère plane sur les commen-
cements de Frans liais. Bien que sa famille fût originaire de Harlem,il est
né en Flandre, et vraisemblablement à Anvers ; mais il revint, très-jeune
encore, habiter la Hollande. Le 2 septembre 1611, il est à Harlem et y
fait baptiser un fils. Néenl58Zi, Hais avait alors vingt-trois ans.

U Voir Gazelle des Beaux-Arts} 2e période, t. IX, p. 371. Indépendamment des
Van Dyck mentionnés dans notre premier chapitre, M. Suermondt possède du maître
flamand une importante grisaille, le Christ mort entouré de la Vierge, de Madeleine
et de saint Jean. C’est le sujet qui a été gravé par Caukerken. Nous reproduisons cette
peinture en tête du présent article.
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