Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 18.1878

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EXPOSITION UNIVERSELLE

LES ÉCOLES ÉTRANGÈRES I)E PEINTURE

i.

ALLEMAGNE.

n me permettra de répéter d’abord en
quelques lignes ce qui, dans la Ga-
zette et ailleurs, a été souvent dit, à
propos du mouvement artistique alle-
mand qu’on a vu surgir au début de
ce siècle.

L’art des rénovateurs de 1810, en
Allemagne, s’est appelé art national.
On connaît ses visées; il tenta de re-
produire toutes les idées de la philo-
sophie historique, de la poésie, de
l’archéologie, de la mythologie et de la philologie comparées. La place
et le rôle de l’Allemagne dans le monde, à partir de ses origines in-
diennes jusqu’à nos jours, voilà ce que l’art allemand devait montrer et
célébrer. La Bible, les contes de fées, les légendes du Rhin, les Nie-
belungen, le Christ, Luther, et les Grecs considérés comme les oncles
des Allemands, formèrent le bagage et le personnel de ce qui fut l’art
néo-chrétien, puis devint le romantisme. Le Moyen-Age, quelque peu
défiguré, fut le grand magasin de décors et de costumes où s’approvi-
sionnèrent les rénovateurs de 1810. On sait leurs noms : Cornélius,
Overbeck qui inventa le préraphaélisme avant les Anglais, Veit, Scha-
doAV, Kaulbach, Bendemann, Schnorr et bien d’autres à leur suite,
Bégas, Schwind, Steinlé, qu’influença ensuite Gallait, Hess, Koch, Fuh-
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