Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 18.1878

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EXPOSITION UNIVERSELLE

LES ARMURES ET LES ARMES ANCIENNES

AU TROCADÉRO

(premier article.)

es armes anciennes qui figurent au palais
du Trocadéro (section européenne) sont
empruntées soit à des musées de pro-
vince ou de l’étranger, soit à des collec-
tionneurs fixés quant à présent à Paris.

Après les pièces remarquables expo-
sées par ces derniers, « il faut tirer
Véchelle ». Que cette vieille et triviale locution nous soit pardonnée: elle
veut dire ici, non seulement que rien n’est plus beau que ces armes,
mais encore qu’il ne sera plus possible à l’avenir, même au poids de
l’or, d’en former de pareilles réunions.

Il faut, et cela double l’intérêt que présentent celles dont il s’agit,
considérer qu’elles sont réellement les dernières qui nous restent.

Avant de passer en revue toutes ces admirables et si rares choses
faisant pour l’instant partie du domaine parisien, il ne sera peut-être
pas sans intérêt d’indiquer en quelques mots l’origine des modernes
cabinets d’armes en France.

Les premières petites collections, qui, plus tard, furent absorbées par
les grandes, en vertu de cette loi naturelle qui fait que les gros brochets
avaleront toujours les petits poissons, commencèrent à se créer vers
l’époque du premier Empire.

Au dernier siècle, les armes ne figuraient guère en France dans les
cabinets d’antiquaires; aucun des catalogues de ceux-ci ne fait mention
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