Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 18.1878

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EXPOSITION UNIVERSELLE.

LE JAPON A PARIS

(deuxième et dernier article)

IV.

Est-ce à dire, que les ar-
tistes japonais eux-mêmes se
soient absolument libérés de
leur passé? Bien loin de là. Nul
peuple.au contraire, ne témoigne
d’une fidélité plus constante aux
enseignements de ses maîtres
antérieurs. Il ne vient à l’iclée
de personne de le regretter.
Nous devons nous féliciter, au
contraire, de rencontrer ici un
tel respect de la tradition, parce
que chez ce peuple, qui en ce point comme en bien d’autres montre
tant d’affinités avec le peuple grec, cette tradition fut de premier élan
fondée sur un principe excellent, d’une justesse parfaite et dès lors
immuable. Nous l’allons voir en comparant les œuvres des plus anciennes
époques du Japon aux œuvres de ses artistes contemporains.

A la vérité, la comparaison n’est pas facile. Autant la disposition ellipti-
que à secteurs rayonnants, adoptée pour l’Exposition de 1867, se prêtait à
l’étude comparative des produits similaires dans toutes les nations, au- 1

1. Voir la Gazelle des Beaux-Arts, 2e période, t. XVIII, p. 385.

XVIII. — 2e PÉRIODE. 106
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