Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 18.1878

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EXPOSITION UNIVERSELLE

LES ÉCOLES ETRANGERES DE PEINTURE

■l’a IJT RICHE -Il ONG RIE.

i les envois de l’Autriche-Hongrie à l’Ex-
position universellede 1878 ne comman-
dent pas absolument une admiration sans
réserves, ils n’en auront pas moins suscité,
pour la critique, plus d’une curieuse ob-
servation et soulevé plus d’un intéressant
problème.

Dès qu’on a parcouru, au Champ de
Mars, les salles où, par les soins des com-
missaires autrichiens, sont présentés en si
bel ordre les ouvrages de peinture, non pas
très-nombreux mais du moins triés, choisis, ainsi que quelques rares et
bons morceaux de sculpture, partout disposés avec un goût parfait, on
demeure tout d’abord frappé et de l’importance et de la rapidité des pro-
grès obtenus, dans le domaine de l’art pur, par l’Autriche - Hongrie,
depuis l’Exposition universelle de 1867.

On note aussi que Vienne, Prague, Buda-Pesth, Lemberg, Cracovie,
Inspruk, que chacune des capitales, que chacun des foyers d’activité
intellectuelle et d’enseignement de la vaste fédération impériale-royale
aura tenu à concourir à cette manifestation d’une renaissance artistique
qui, aux yeux du plus grand nombre, se révèle et se manifeste vérita-
blement avec toute la spontanéité et la saveur de l’inattendu.

Aux lecteurs de la Gazette, si attentifs à suivre ces questions, l’aven-
ture, pour être une surprise moindre, n’aura pas laissé de paraître
piquante. Notre revue n’a-t-elle pas, en effet, soigneusement énuméré
quels intelligents et énergiques efforts étaient tentés depuis dix ans par
le gouvernement autrichien, dans le but de multiplier et les moyens d’en-
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