Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 18.1878

Page: 255
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1878_2/0268
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
L’ORFÈVRERIE ET LA BIJOUTERIE AU CHAMP DE MARS. 255

Avant d’aborder l’étude des bronzes, cette orfèvrerie meublante où le
métal n’a plus de précieux que ce que l’art lui donne, résumons-nous
rapidement.

Bijoux, joyaux, orfèvreries sont en progrès et dénotent dans la
fabrique française le goût le plus raffiné, l’entente du métier la plus
complète, la possession des éléments les plus multiples, mais aussi la
plus grande diffusion d’idées. En somme, l’Exposition actuelle est un
succès, et l’un des plus grands qu’ait eus notre fabrication parisienne.

On fait bien, mais on ferait mieux si demain surgissait un homme,
un artiste capable d’enrégimenter ces ciseleurs, ces émailleurs, ces
ouvriers si différents, de les jeter dans une voie unique, de leur donner
un style, de leur imposer un thème. Alors notre art grandirait d’un
coup, ce ne serait pas seulement un public futil et curieux qui nous
viendrait, mais de vrais et de savants amateurs. Cet artiste n’est pas
né, et les curieux oublient près de leurs bibelots anciens qu’il y a
encore des orfèvres en France.

L. FALIZE fils.

(La suite prochainement.)
loading ...