Revue égyptologique — 2.1881

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Eugène Revillout.

» IITOÀEMAIOT BASIAEQS. J'étais, il y a quelque temps, de l'opinion que l'inscription était quelquefois sans
» BASIAIÏQ2, mais, considérant que le mot IITOAEMAIOY était écrit toujours à la gauche, et que la place
»du BA2IAEQ2 manquait à cause du flan qui n'était pas assez large pour l'admettre, j'abandonnai défini-
tivement cette hypothèse. Nous avons une pièce sans inscription, mais d'un très petit flan : autrement,
«exactement la même pièce que celle qui la précède dans le tiroir.

« Mais je suis, en général, de l'avis de M. Friedlaxder. Il y a des pièces au nom de Ptolémée sans
» aucune qualification, puis de Ptolémée roi, au type d'Alexandre, et encore la série ptolémaïque régulière. >-
En ce qui concerne la partie numismatique de ma Revue bibliographique, M. Poole m'écrivit aussi :
« Monsieur et cher ami, J'ai lu l'épreuve ci-incluse. Vos arguments me paraissent finaux . . . J'ai été
>très charmé de cette bonne critique.»

NOUVELLES.

Nous avons la profonde douleur d'avoir à annoncer la mort de l'illustre égyptologue M. Chabas,
l'un des fondateurs de cette Revue. C'est pour nous un devoir — et il nous est doux — d'indiquer ici à
grands traits le rôle immense que M. Chabas a eu dans la formation de la science égyptologique, ses
travaux si nombreux, à l'aide desquels se sont formés en grande partie ceux qui étudient actuellement la
langue et l'histoire de la patrie des Pharaons. Nous le ferons dans un prochain numéro. Mais, ce que nous
ne réussirions pas à peindre, c'est le vif regret que nous laisse cet excellent ami.

L'Académie des Inscriptions a perdu aussi plusieurs de ses membres les plus illustres : 1° M. de
LoNGrÉiuEit, ancien conservateur des antiques au Louvre, qui a autrefois sauvé notre Musée égyptien, y a
facilité l'entrée de nos chers maîtres MM. de Kougé et Makiette, et dont les travaux archéologiques res-
teront toujours comme un modèle presque inimitable; 2° notre regretté maître et bien cher ami M. Du-
laukier, réminent coptologue et arméniste, dont nous écrirons l'éloge dans cette Revue; 3° enfin MM. Littré,
Thueot et Guessard, célèbres à des titres divers, mais dont les études se rapprochaient beaucoup moins
des nôtres.

Comme nous avions pu l'annoncer dans notre dernier numéro, et comme tout le monde s'y attendait,
après MM. Oppert et Lenormant, le savant conservateur du Musée de Saint-Germain M. Bertrand est entré
à l'Académie. Il y a été suivi par notre cher maître M. Weil, dont la place y était aussi marquée depuis
longtemps, et par le Directeur de l'enseignement supérieur M. Dumont, ancien directeur de l'école d'Athènes.
C'est avec un vif plaisir que nous saluons aussi la nomination do M. Luce et celle de M. Sénart, dont le
concurrent ne se présentait que pour prendre rang.

EUE ATA.

Dans le précédent numéro, p. 3, et dans le présent numéro, p. 54, nous opposons l'expression purification
(sef), appliquée à Amyrtée, à l'expression le jour qui fut (hoou pet %ep) appliquée à Néphéritès. M. Brugscii
nous a fait remarquer à ce sujet qu'on pourrait songer à un autre sens du mot sef (voir le mot à mot de

ces passages n° 1 de la seconde année de la Revue égyptologique, planche lro). Il s'agirait du mot |1 co.q

veille. Le contexte général est encore mieux précisé de la sorte dans le sens indiqué par nous. On oppose.
la veille de la délivrance, représentée par les efforts finalement infructueux d'Amyrtée, au jour qui fut, c'est-à-
dire au jour de la délivrance complète, que Néphéritès représente. La métaphore a plus d'ensemble et est
plus naturelle. Cela ne change à peu près rien à notre traduction. Voici donc notre nouvelle révision du
texte :

« La veille qui est venue — c'est-à-dire le premier chef qui vint après les nations, c'est-à-dire les Mèdes
» — le roi Amyrtée — comme il était écrit qu'il ne ferait pas le droit (ou la justice) en ses jours, on le
» lit les amener à la veille (de la délivrance complète), sans qu'on établit pour chef son fils après lui.

« Le jour qui fut — c'est-à-dire le second chef qui fut après les Mèdes — à savoir le roi Néphéritès
> — comme il fit tout ce qu'il fit en sincérité, on fit recevoir son fils après lui dans un temps court. On
«lui fit ces choses à lui-même, à cause des efforts énergiques qui furent accomplis pendant ses jours. —
» Le jour qui fut, c'est-à-dire les choses accomplies en ce jour forment celles qui seront à cause d'elles. »

— Un illustre helléniste qui a bien voulu accueillir avec une extrême bienveillance ma révision du
papyrus XIII de Turin, publié plus haut, p. 125 et 126, me propose la forme régulière TiapayT6^01''"0? au
lieu de itapaYyeXEvuoç. Mais, dans le papyrus 1er de Turin, nous avons, dans une semblable tournure de
phrase, napaYYeXEVTo;, et les restes qui s'aperçoivent sur le papyrus nous conduisaient à la même leçon.

La forme ouvteXeut ... qui a également attiré son attention et qui nous conduirait au verbe ouvreXEuratu,
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