Revue égyptologique — 2.1881

Page: 44
DOI issue: DOI article: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egyptologique1881/0054
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
44

H. Brugsch, Correspondance.

»à l'occident......[Et la statue divine est1] de ce côté! Celui qui détruira cette statue,

»Bast, la grande, dame de Bubastis, le2 détruira à toujours et dans les siècles! Il n'aura
»pas de fils après lui3 à jamais! — A l'orient est la maison du4 ... . Sebast, fils de

».....[et le chemin du sanctuaire5] de la dame de ce lieu, (chemin) indiqué0 sous le

»nom de .....

Nous allons examiner dans le paragraphe suivant les principales données de notre stèle.

(La suite à un prochain numéro.)

CORRESPONDANCE.

Le Caire, 27 Janvier 1881.

Très cher ami et collègue,

Vous saurez par le télégraphe que l'habile directeur du Musée de Boulaq1 n'est plus parmi les vivants
et que M. Maspeho est nommé à sa place. Le Musée reste et restera ainsi sous la protection particulière
de votre patrie8. Il est à désirer que la science en tire profit et que les publications des monuments nou-
vellement découverts continuent sans laisser attendre trop longtemps le monde savant.

Mariette a cruellement souffert. L'agonie a duré non moins de 40 heures; mais presque jusqu'à sa
mort son esprit était libre et toujours occupé de fouilles et d'études à faire après sa gnérison. Hélas! le
bon Dieu l'a rappelé chez lui et il a dû quitter la terre, sans avoir pu terminer les derniers travaux qu'il
avait en vue. Deux pyramides ont été réouvertes, sans qu'il ait pu les examiner personnellement, sans
qu'il ait pu préparer la publication des nombreuses inscriptions qui se trouvent dans l'intérieur de ces
monuments funéraires du temps de l'ancien empire. Quinze jours avant sa mort, Mariette m'avait prié
de visiter ces pyramides, situées sur un plateau du désert, à l'ouest du village de Sakkarah, pour étudier
les textes qui s'y trouvent et pour lui dire mon opinion sur les auteurs des pyramides en question et sur
le sujet traité dans les inscriptions. J'ai pu constater sans difficulté que l'une des pyramides renferme la

nourisaeur ou aubergiste. Mais cela est bien douteux. Notons que le mot (jTD û û <JP se trouve un peu
plus loin paraît répondre à la fois, comme l'a fait remarquer M. Brdgsch {Dict., p. 105), au mot ^ço signi-
fiant une auberge et un magasin et au mot ooe désignant une demeure, un monastère et même une bergerie.

Dans l'acte de Pterpa I [TJ [ (1 n semble désigner un entrepôt, un répositorium

111 r\ ^\ j *\ /www /www /ww\a rn

Je remplis ainsi la lacune : (J v \1 W Q 1 etC- Le mot 1 y û so trouve en

' A/WAAA

a/ww\

effet avec certitude un peu plus loin. C'est évidemment une variante du mot bien connu ^

.0

°U lo <<c^^c' smliïitucu3> figure,» (voir Brdgsch, Dict., p. 1479). M. Brugsch, qui, dans la Zeitschrift

de 1871 (p. GO), avait reproduit cette malédiction de notre stèle et la malédiction analogue de la stèle de

Pharbsstus, avait lu ici ï V\ o «cette stèle». Mais il n'est pas ici question de la stèle mais de la

, A —ZI /www , ,T - ,

statue de Bast, qui était au chevet de la chapelle. î\ous pouvons du reste garantir notre leçon.

2 —»— est pour comme l'a noté M. Brugsch.

3 -If^s- *~ m'a'f — "ca-^ comme l'a vu M. Brugsch.

4 Ici il y avait un nom de métier déterminé par l'homme comme d'ordinaire.

5 Ma restitution me semble très probable; car, ainsi que nous le prouvons dans le commentaire de
la stèle parallèle à celle-ci, la porte des édifices religieux de Memphis était à l'orient et le sanctuaire à
l'occident.

6 Mot à mot catalogué. Voir Brugsch, Dict., p. 740.

7 Nous commencerons, dans le numéro prochain de la Revue, la biographie do notre illustre maître M. Mariette, d'après les
documents originaux et spécialement les archives du Louvre que M. Barbet do Jouy, administrateur des Musées nationaux, nous a permis
de mettre à profit. M. Mariette est mort le 18 janvier. (E. E. )

8 Nous noterons ici que M. Iîrugsch-Pacha — par reconnaissance pour la France qui, sur la proposition de notre regretté maître
M. de Rongé, lui avait offert une chaire de démotique, avec la grande naturalisation — n'a pas voulu poser de candidature à la
succession de M. Mariette. (E. E.)
loading ...