Revue égyptologique — 2.1881

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rioprm.

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les Grecs Isidoros, pour les Egyptiens (j° Petisis. Quelquefois on ne traduisait qu'une
partie du nom, c'est comme cela que le père du troisième témoin de notre acte s'appelle
ÏÏïtî'jtyîiv.'.s; dans l'antigraphe grec, hJ ^| dans le texte démotique. Nous avons l'équa-
tion T = su dans ce dernier nom propre. Dr. Jacques Krall.

LA PAETICULE COPTE «X.m, (T'm.

PAR

M. Baillet1.

Selon Amédbb Peyron2, atm (sahidique a" m) est une particule qui se met en préfixe
aux racines pour en faire un nom indiquant l'action exprimée par la racine, comme «mope^
«garde, action de garder», acLinepocoÊ «opération, travail», 2£iiiepç<oT «navigation», etc.

Cette particule s'emploie en composition de trois manières :

1° seule avant la racine, comme dans scm^pe^;

2° avec intercalation de ep entre la particule et la racine, comme dans ocmepçtofi;

3° devant un infinitif, avec emploi de l'article masculin et addition d'un régime direct
OOmme natmepeni-o-Tiun epoc3.

Il est naturel de rechercher l'origine de cette formation et de se demander si on la
trouve dans les écrits en démotique, si même on peut en rencontrer des exemples dans les
textes hiéroglyphiques.

1 11 est facile de voir que cet article n'est pas composé par un coptologue. Aussi faisons-nous nos
réserves les plus expresses sur le côté copte de la question. Nous aurons à reparler de la nature du nom
verbal en fx.m-o'iH et de la manière dont, comme nom, il doit prendre les articles définis et indéfinis ou le ti
de relation, suivant les mêmes règles que les substantifs ordinaires, et, comme nom verbal, les affixes de régime.
Quant à ep, il s'ajoute toujours quand, au lieu d'une racine verbale par elle-même, il s'agit d'un substantif
à changer en verbe (çoifi affaire, ep obê faire affaire, travailler) ou d'un infinitif grec à changer (en mem-
phitiquej en verbe égyptien à l'aide du verbe ep, faire, — (Ex. : ep cmeTiim, faire Vaction de désirer ou simple-
ment désirer,) — suivant les règles dialectales spéciales expliquées par moi clans les Comptes-rendus de l'Académie
(1870 —1871). otut n'intervient ensuite qne pour transformer le verbe déjà constitué (ep-ça>û ep-eni«-Tj*.in)
en nom verbal (Dcin-ep-çtoÊ, acin-ep-eiu.-&v*.iii). Notons qu'au point de vue démotique il faut bien distin-
guer la préformante _ ■jj—, ;n/ ou -if/i ft, qui, comme l'a fort bien expliqué Brugsch, ÇDict. 1437,) vient de

"^'^^^J^'W,AAA 6t rép0nd U <rtM °" <TI"' <1C Iil Préfomante - ^ 011 _ U à4 = |^|/WAW OU 7^ «w« = ate-ii
qui, comme l'a aussi dit Brugsch (Dict. 1578), correspond à sein. En démotique ptolémaïque ces deux parti-
cules forment également des noms verbaux, dans les mêmes textes et les mêmes dialectes, mais en copte
cm a été réservé pour le thébain et 2c.n1 pour le memphitique. Nous avons aussi montré dans les planches
de notre précédent numéro que auit qui sert à former des noms abstraits, venait d'un autre mot démo-
tique '"h = \ [) \ (Brugsch, Snp. G02) répondant à Aune, espèce. On voit déjà employer ce mot,

comme préformante nominale, non pas dans les textes domotiques ptolémaïques, comme les précédents, mais
dans les textes démotiques d'époque romaine. Il va sans dire également que nous faisons nos réserves sur
les autres nouvelles explications démotiques et les transcriptions hiéroglyphiques proposées par M. Baillkt
dans cet article. Après la Bévue bibliographique du dernier numéro nous n'avons pas à insister sur ces
sortes de choses. Ajoutons que l'article de M. Baillet est déjà en épreuves depuis fort longtemps et n'a
pu passer jusqu'à présent (ainsi du reste que presque tous les articles précédents et beaucoup d'autres) à
cause de l'abondance des matières. (E. R.)

2 Lexicon linguae copticae, p. 386 et 412.

3 On verra plus loin comment il convient de modifier cette troisième régie.
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