Revue égyptologique — 2.1881

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Eugène Revillout.

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«Le seigneur est sur ma tête comme une couronne et je ne la délierai pas. — On a
» tressé pour moi la couronne de la vérité, et elle a fait germer en moi ses brandies; — Il ne
» m'a pas donné une couronne sèche, qui ne produit rien. — Mais tu vis sur ma tête, ( ô seigneur)
» et tu produis en moi tes fruits. — Ils sont pleins et parfaits. Ils sont pleins de ton salut! »

On peut affirmer que dans ce texte tout est égyptien; car il rappelle en même temps
le Pschent royal d'Horus, «roi se plaisant dans la vérité», et cette couronne de ma yerou,
(production de la vérité), par laquelle on rend honneur au dieu, (p^^X*"""' 'P^ff», @.

ll^'J^)' C0ul'01ine (l°nt nous Parlent sans cesse les textes sacrés, (en particulier le
cbap. XIX du Rituel,) et qui est représentée formée de brandies vertes, toujours vivantes
et entrecroisées. Mais je m'aperçois que je me laisse encore entraîner par le sujet et je
m'arrête, en remettant au chapitre suivant l'examen des données historiques fort curieuses que
nous a fournies notre papyrus sur la première révolte égyptienne contre l'étranger, et, par
suite, sur le roi Amyrtée et ses successeurs immédiats.

(La suite au prochain numéro.)

UN FBAGMENT DE LA LÉGENDE OSIEIAQUE.

Mon illustre maître et ami M. Chabas a depuis longtemps signalé dans le papyrus
hiératique .344 de Leyde 1 un passage qui semble se rapporter à la légende oshïaque. Il
s'agit d'une formule magique récitée par Isis au profit d'Horus contre un serpent qui avait
attaqué ce fils chéri, auquel l'auteur s'adresse en disant : «Ta mère2 a conçu. Tu as été
» enfanté. Elle a fait un charme, en pleurant, contre le serpent qui avait fait incursion contre
» toi. » La même anecdote se retrouve dans la stèle de Metternich publiée par M. Goleni-
schbff, spécialement 1. 33, 1. 75 et suiv., 1. 189 et suiv., etc. Selon ce document, Horus, à
peine né, avait été piqué par un scorpion et mordu par un serpent. Il ne donnait même
plus signe de vie quand Isis parvint à le ranimer et à le guérir. Un autre fragment hiéra-
tique, publié par M. Chabas3, prouve que la tradition d'après laquelle Isis, la veuve aban-
donnée, avait conjuré l'aspic, reptile méchant, était assez répandue et très populaire. C'est
donc avec un vif plaisir que j'ai retrouvé dans le papyrus démotique 65 de Leyde des détails

1 Papyrus égyptiens hiératiques du Musée de Leyde avec les notices de M. Chabas, 1853 à 1862,
p. 4 in fine.

2 Ibid. Pl. CIV, p. V, initio.

3 Papyrus Barris, par M. Chabas, p. 177. Voir aussi mon Roman de Setna — introduction — p. 1S
et -20, note.
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