L' art: revue hebdomadaire illustrée — 4.1878 (Teil 2)

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LES BATIMENTS DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE

de 1878.

LE PALAIS DU CHAMP-DE-MARS

(SUITE1.)

ans notre précédent article, nous avons
donné 2 la coupe transversale de la galerie
annexe des machines (fig. 16), les pieds des
fermes de cette galerie (fig. 17), et le détail
perspectif de l'assemblage des arbalétriers
avec les piles (fig. 18).

Ce dernier dessin est complété par la
figure 19 que nous publions aujourd'hui,
et qui, donnant le détail perspectif du point
P de la coupe générale, indique clairement
comment les pannes de bois sont portées
sur les repos rivés aux goussets et sont
boulonnées à ceux-ci.

Ces détails que nous avons essayé de
rendre aussi intelligibles que possible pour-
ront initier suffisamment le lecteur aux
l'i.Hn systèmes d'assemblages adoptés actuelle-

ment dans les constructions en fer bien
entendues, pour que dorénavant il puisse
apprécier les mérites réels de ces cons-
tructions et observer avec intérêt les détails plus ou moins ingénieux de leurs combinaisons.

Rentrons dans le palais du Champ-de-Mars et allons examiner une de ses parties les plus
intéressantes ; nous voulons parler du bâtiment de l'exposition de la Ville de Paris.

Ici, l'architecte n'a point essayé de marquer la structure ou n'a pas posé au constructeur des
conditions qui ne fussent pas en harmonie complète avec les procédés imposés par l'emploi
judicieux du fer; ou plutôt, l'architecte et le constructeur ne font qu'un. M. Bouvard, l'architecte,
M. de Dion, l'ingénieur calculateur, et le constructeur-usinier, M. Eiffel, se sont intimement
associés pour satisfaire à un programme parfaitement arrêté par le premier en se conformant de
tous points à l'emploi du fer. J'ajouterai même que l'architecte a, dans sa conception, donné à la
fonte une destination nouvelle dans l'ensemble, et parfaitement appropriée à la matière.

Il s'agissait, pour cette exposition, de trouver des surfaces verticales considérables et des
divisions correspondant aux natures très-diverses des objets à exposer. Le plan que nous
présentons ici, figure 20, explique les dispositions adoptées et qui consistent : en une grande nef
de vingt-cinq mètres de largeur dans-œuvre, avec colonnes de fonte isolées a permettant d'établir
des divisions, sortes de paravents qui ne montent pas à toute hauteur, mais propres à recevoir
des objets et laissant une circulation, si bon semble, entre elles et la clôture. Aux deux extrémités,

Lettre composée par François Hhrmann,
Gravée par Leveillé.

1. Voir l'Art, 4"* année, tome H, pages uo, 137, 145, 191, 211, 225 et 269.

2. Voir pages 270 et 272.
Tome XIII.
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