Revue égyptologique — 2.1881

Seite: 356
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/revue_egyptologique1881/0438
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
356 MGK- Bsciai.

M. Baillet renvoie à ce sujet, mais pour le décret de Rosette à la page 54 de la même Chrestomathie dont
l'exemple est cité plus loin comme analogue par M. Baillet — et là le groupe démotique complet avec la
préformante ki-n. . . est transcrit <rm-=c.eJV.o. J'ai eu d'ailleurs grand soin dans mes publications d'indiquer
sans cesse les équivalences de &u\ et =£.nt que je distingue soigneusement, en rapprochant la première de

^"^^{j J — ce que prouvait la transcription même de la page 184 de ma Chrestomathie citée et mal lue

par M. Baillet (plus haut p. 354) — et la seconde jf^ de J^jj = sec (voir Brugsch, Dict. 1538) que M. Baillet

(p. 351) transcrit fort à tort -/er à propos des mêmes passages de Rosette et de Canopc (Chrest. 54 et 139).
Les transcriptions démotico-hiéroglyphiques de M. Baillet sont du reste des plus fantaisistes. Il n'y en a
pas une qui soit exacte et ses exemples renferment, à peu près autant d'erreurs que de mots. Je ne parlerai
pas des équivalences de ^ au lieu de "No (conf. Brugsch, Dict. 136), de '(j [j ^ au lieu de

(conf. Brugsch, Dict. 1104), etc. etc. Les termes démotiques sont toujours traités avec sans-façon par
M. Baillet toutes les fois qu'il ne nous copie pas, ainsi que nous avons eu l'occasion de le voir dans la
précédente Revue bibliographique. Mais ce qui est plus grave, c'est le parti-pris — ou l'inconscience — avec
lequel les éléments grammaticaux les mieux connus et les plus simples sont transformés à plaisir. Ainsi

C3 aaaaaa AAftAAA

M. Baillet transcrit toujours C\ le relatif démotique correspondant à ou , relatif que M. Brugsch

avait signalé depuis 1854 dans sa grammaire démotique, et qui vient d'ailleurs paléographiquement d'une

aa/ww aaaaaa

façon très nette de la sigle hiératique de . En revanche il transcrit la préformante du subjonctif
qui en démotique, comme en nouvel égyptien, est Jj^q ou JS^0' :"ns* 1ue nous l'avons prouvé, M. Ermas
et moi. En résumé, il n'y a de bon dans son article que ce qu'il dit des Isiaques au sujet desquelles je
préparais depuis longtemps un petit travail. Dans ma Chrestomathie j'avais préféré réserver la question et
j'avais traduit le groupe démotique par son équivalent grec w-ùlia, d'autant plus que mon cher maître et
ami M. Brugsch {Dict. 1538) le rendait par crinei adventus, ce que permettait une autre lecture des signes.
Quant à la fête des Teyu que M. Baillet veut reconnaître dans les ay/Eia, cette opinion n'est pas soutenable.
AyvE-.a signifie en grec lustratio. Le mot répondant signe à signe à notre mot démotique est I

t t.** 1 t_* 1 aaaaaa

(Brugsch, 156G) arroser, faire une purification en répandant de Veau. Le texte hiéroglyphique donne ici pour

0 n mwm aaaaaa

correspondant et pour synonyme de aaaaaa et d'ayveia /v~ aaaaaa abu, et, comme je l'ai fait remarquer

aaaaaa I v aaaaaa

dans ma Chrestomathie, p. -240, le même mot se retrouve en démotique dans le décret de Philes quand il

_fl >vJQ *aaaa\\

j /v~aawa\ et des autres choses

d'obligation. Les agneia (teyebu ou abu) étaient bien payées. Aussi trouve-t-on dans le décret de Rosette
le mot zpoQsaEi; (au lieu d'agneia) quand il s'agit de la même énumération des sacrifices (<j"A.iA), des liba-
tions (ottûjth) et des autres choses qu'il est de droit de faire dans les panégyries. Le texte ajoute : ta? te
Yivo|i£va; -poOs(aEi; BiSovat lepsuaiv to-.c -a)pE/op.£voi: ev tou '.spoiç, ce que le déinotique traduit : «les choses

^_d A~ aaaaaa) qu'on les assigne aux hommes qui servent dans les temples»

(voir Chrest., p. 52, 135 et 208). Ce sont là les nyvsia dont la cinquième classe de prêtres nouvellement
fondée par Evergôte pouvait également prendre sa part : (jtetE^Etv Se xat tou; s* Tr;; -Epi—r,; a-jXrjç ™v EUEpyETwv
Oeuv ay/Eitov /.ai todv aXXwi -avnov tiov ev toi; ispoi; (voir Chrest., p. 145). On voit que tout cela n'a rien de
commun avec la fête des Teyu ou avec aucune autre fête spéciale du calendrier égyptien. — C'est du mot

J^^j aaaaaa s~<3
aaaaaa qu'est venu du reste le nom générique des prêtres f = othê et le mot otaê «saint».

(E. R.) _

LIBER PBOVEKBIORUM

COPTICE

CUM NOTIS REVERENDISSIMI DOMINI BSCIAI, AEGTPTII EPISCOPI.

Praepatio.

Cum Romae essem, et Musaei Borgiani de Propaganda Fide varia ibi fidelitcr custodita
Thebana fragmenta lectione recolerem, cum animi mei stupore, non onmia sed in parte, cum
sua additamenta ad Lexicon conliceret, qui tota mente in Zobgae opère, cujus titulus « Catalogus
Codicum Copticorum etc. » confidebat, doctissimum A. Pbyron perlegisse observavi. Quamobrem,
loading ...