L' art: revue hebdomadaire illustrée — 4.1878 (Teil 3)

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LES BATIMENTS DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE

DE 1878.

E PALAIS DU TROCADÉRO'

n commençant l'examen des constructions
élevées pour l'Exposition de 1878, nous
avons dit que la commission supérieure
avait, dans le programme dont la rédaction
lui fut confiée, demandé que les palais
occupassent et le Champ-de-Mars et les
hauteurs du Trocadéro. Elle avait prévu
que, même en substituant, aux construc-
tions élevées en 1867 sur l'emplacement
du Champ-de-Mars, — et qui comprenaient
un espace couvert composé, en plan, d'un
vaste parallélogramme terminé par deux
extrémités circulaires2,— un palais occupant
une surface beaucoup plus considérable,
on ne donnerait pas aux exposants les
espaces réclamés par eux.

Les dernières expositions de Vienne
et de Philadelphie ont démontré qu'en
effet il devenait nécessaire de prévoir
l'apport d'une quantité de produits très-
supérieure aux envois de 1867.

On objectait contre un établissement
au Trocadéro : que le sol était profondément
mine par d'anciennes carrières et qu'on éprouverait les plus grandes difficultés à se planter sur ce
terrain; que cette partie de l'Exposition, isolée du corps principal, demeurerait déserte et qu'on
aurait ainsi dépensé, sans utilité, des sommes très-considérables. Les promoteurs du projet répon-
daient à ces objections que, si l'affouillement du sol présentait quelques difficultés aux constructeurs
et un surcroît de dépenses, ces raisons n'avaient qu'une importance très-secondaire ; que, loin de
craindre l'absence des visiteurs sur le plateau du Trocadéro, il y aurait là un attrait puissant pour
la foule et un dérivatif fort utile soit pour l'entrée soit pour la sortie. Qu'on ne devait pas oublier
qu'en 1867, l'encombrement à la porte Rapp et sur le quai était déjà très-fàcheux, et qu'en
admettant un nombre d'exposants et de visiteurs plus considérable, il devenait nécessaire d'offrir
à la foule un grand nombre de débouchés aboutissant à des moyens de transport aussi nombreux
que possible, et que ces moyens de transport devaient, par conséquent, se rencontrer sur les
deux rives du fleuve, afin de rayonner dans tous les arrondissements de Paris.

1. Voir l'Art, 4 e année, tome H, pages 110, 157, 145, 191, 211, 22}, 261;, 289 et j 11 et tome III, page 1 1.

2. C'est la ligure à laquelle le public a donné le nom d'elliptique, bien qu'elle ne fit point tracée suivant une ellipse.

Tome XIV. ' 8
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