L' art: revue hebdomadaire illustrée — 4.1878 (Teil 3)

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LES BATIMENTS DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE

de 1878.

LE PALAIS DU TROCADERO'

(suite.)

endant que l'on exécutait, sous la partie
sud-est du mur circulaire de la grande
salle du Trocadéro, les travaux extraor-
dinaires dont nous avons parlé à la fin
de notre dernier article, les fondations de
l'aile droite étaient poussées simultané-
ment, le déblai de la masse fut attaqué
à l'aide de la mine et de voies ferrées
qui enlevaient rapidement les décombres
débités en moellons propres à être em-
ployés dans les nouvelles constructions.
Et, en effet, l'œuvre de maçonnerie inté-
rieure du palais du Trocadéro consiste
principalement dans l'emploi du moellon
en raison de ses qualités de résistance :
les plus durs réservés pour les parties
inférieures et chargées. 11 fallait approprier
également aux charges supportées par ces
maçonneries, les mortiers qui devaient
unir ces matériaux, car il y avait un

Lettre composée par François Ehrmann. gravée par Pontenier. intérêt très-sérieUX à proportionner la

richesse des mortiers et, par conséquent,
leur dureté aux besoins des diverses parties de la construction.

Pour les charges faibles : mortier pauvre et par conséquent économique ; pour les fortes
charges : mortier riche. De plus, les constructions devant être élevées très-rapidement, il était
nécessaire de n'employer que des mortiers dont la prise fût très-rapide et qui acquissent par con-
séquent, la dureté nécessaire immédiatement. Les architectes donnèrent donc la préférence aux
ciments.

Le ciment de Boulogne, dit de Portland, de la marque Longuety et C"', fut seul employé, et
une échelle de dosage fut adoptée en raison des charges à supporter par centimètre carré de
maçonnerie.

Si nous sommes entrés dans ces détails techniques, c'est pour faire comprendre au lecteur
l'importance de ces études et dispositions préliminaires, lorsqu'il s'agit d'une aussi vaste entreprise,
si l'on veut obtenir une bonne et rapide construction en ne dépensant que les sommes nécessaires ;
car il s'agissait au Trocadéro, non-seulement d'élever dans un délai très-court, un édifice couvrant
une surface énorme, mais de ne pas dépasser le montant des devis sur lesquels des crédits avaient
été ouverts.

Après les conventions arrêtées entre l'État et la Ville de Paris — celle-ci s'étant engagée à

I. Voir l'Art, 4* année, tome II, pages 110, 157, 145, 191, 211, i}}, 26g, 289, 511 et tome III, pages 11 et 57.
Tome XIV.

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