L' art: revue hebdomadaire illustrée — 4.1878 (Teil 1)

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JACQUES CALLOT.

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cice le mousquet sur l'épaule, ce dessin, dis-je, n'est pas des plus heureux.

Il est à la sanguine. Formant le verso du papier où sont tracés lesdits mili-
taires, il en a nécessairement les dimensions identiques, que nous reproduisons
ici. Hauteur, o"',o7Ç ; largeur, ora,i17. Fait partie de l'ancien fonds Médicis de la
collection des dessins du musée des Offices. N° 133, verso, du classement actuel.
N'a pas été photographié.

JX° 22j. _ un gentilhomme, vu de profil, la tête couverte d'un chapeau sans
plume à larges bords. Son collet de chemise est de grandeur exagérée, type par-
ticulier des personnages de Callot. Un manteau court, fermé, enveloppe celui-ci,
ne laissant apercevoir que le bas des hauts-de-chausses bouffants noués au
genou par des flots de rubans. Le trait de cette petite figure à peine ombrée est
très-délicat, et néanmoins accuentué, spirituel.

Dessin à la sanguine, seul, vieux papier blanc, sale. Hauteur, o-,o66; lar-
geur, om,o34. Fait partie de l'ancien fonds Médicis de la collection des dessins
du musée des Offices. N° 124 du classement actuel. N'a pas été photographié.

N° 22-).. — Femme du peuple, vue de face trois quarts. Elle est coiffée d'un
petit bonnet plat comme une calotte. Sa poitrine est couverte d'un fichu croisé.
Elle pose ses mains l'une sur l'autre. Ses bras sont nus jusqu'au coude. Une
jupe est retenue à sa taille par un mauvais cordon.

Ce croquis à la sanguine, d'une touche très-juste et très-ferme, quoique
d'un trait de crayon un peu épais, est à peine ombré par quelques grosses
hachures. C'est le pendant du dessin précédemment décrit, et je pense la même
femme reproduite sous un aspect différent. Hauteur, om,i2o; largeur, o"',oj('.
(Voyez la description d'un dessin exécuté sur le revers de la présente feuille.)
Ce croquis fait partie de l'ancien fonds Médicis de la collection des dessins du
musée des Offices. X" 42 du classement actuel. A été photographié dans le
recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

p^o 225. — Enfant de dix ans, agenouillé, qui s'est endormi dans cette
posture, en appuyant la tête sur son bras,
bras accoudé lui-même sur une pierre. Un
autre enfant semblable est vu de dos.

Ce dessin parfait, à la sanguine, est exé-
cuté sur le revers de la feuille où est repré-
sentée la femme vue de face trois quarts posant
les mains l'une sur l'autre. Les dimensions
du papier sont par conséquent les mêmes,
c'est-à-dire : hauteur, Ôm,i2o; largeur, om,o76.
Fait partie de l'ancien fonds Médicis de la
collection des dessins du musée des Offices.
N» 42,'verso, du classement actuel. N'a pas été
photographié.

N» 226. — Femme du peuple, vue de dos,
la tête tournée de profil. Elle est coiffée d'un
petit bonnet plat comme une calotte. Ses
épaules sont couvertes d'une espèce de fichu
à bavolet par derrière. Les bras ne s'aper-
çoivent pas. Un jupon complète l'accoutre-
ment.

Croquis à la sanguine, ombré de quelques
hachures d'un crayon un peu épais. Hau-
teur, om,i2o; largeur, om,o75. Fait partie de
l'ancien fonds Médicis de la collection des
dessins du musée des Offices. N° 40 du clas-
sement actuel. A été photographié dans le
recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

N"* 227 et 228. — La danse macabre, ou
l'égalité devant la mort. Composition en
deux pièces, destinées à être réunies en une seule. On voit d'abord un homme
épouvanté qui s'enfuit, tournant le dos, tenant son chapelet à la main. D'abord
la Mort, en squelette, se jette sur la table d'un savant qui étudie à côté de sa
sphère armillaire ; une autre Mort - squelette enlève les trésors d'un avare,
figurés par des coffres-forts. L'avare élève les bras en l'air et se récrie, mais la
clepsydre, qui lui servait à mesurer ses échéances usuraires, est là, sur sa
table, pour l'avertir que son heure a sonné. Même désespoir d'un marchand au
milieu de ses ballots. La Mort paraît plus compatissante pour le peintre : son
squelette sort de derrière la toile placée sur le chevalet.

Suit sur la deuxième feuille de la seconde pièce : Trois squelettes de la
Mort, dont l'un tenant en main l'horloge à sable, poussent dans l'abîme de
l'éternité le gueux, le docteur de la Sorbonne, l'électeur de l'Empire, le
manant (où l'on retrouve le style de Callot), l'empereur avec son sceptre, la
religieuse faisant grande résistance, et le théologien furieux lançant ses livres à
la tête des squelettes qui sonnent la trompette du jugement.

Dessin à la sanguine, simple contour, le fond seulement est ombré avec des
hachures, afin de détacher les personnages. Le trait de crayon pèche par l'épais-
seur. Le premier dessin est en hauteur de om,o6o. ; en largeur, de o'n,207. Le
deuxième dessin est en hauteur de om,o78; en largeur, de o"',30l. Ils font partie
de l'ancien fonds Médicis de la collection des dessins du musée des Offices.
N0' 184 et 185 du classement actuel. Ont été photographiés dans le recueil des
Callot publié par M. Carlo Pini.

N" 229. — Portrait de saint Antonin, évêque de Florence, avec la mitre et
les habits pontificaux. Le buste seulement, vu de face.

Dessin ombré et complètement terminé, à la sanguine. Hauteur, o"',ooo ;
largeur, om,o5i. Fait partie de l'ancien fonds Médicis de lu collection des dessins
du musée des Offices. N" 1 du classement actuel. A été photographié dans le
recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

FINS DESSINS A LA SANGUINE, TOUS ÉGAUX

89 MILLIMÈTRES SUR 89

N" 229 Us.'— Une suite de dessins à la sanguine, tous d'égale grandeur,
o™,o89 sur o."',o89. Depuis le n" 230 jusqu'au n» 245, à un ou deux millimètres

près. Quoique ayant trouvé ces pièces séparées dans le classement de la galerie
des Offices, nous avons cru au contraire devoir n'en faire qu'un groupe, parce
que leurs dimensions uniformes et la similitude de leur style font présumer
qu'elles ont été autrefois réunies. Du n» 238 au n» 245 vient une série de petites
études de chevaux, mais elles diffèrent trop de l'autre série n° 22 au n° 34 pour
être confondues ensemble.

N° 230. — I.e Pulcinella napolitain, vu de profil, avec le masque, le cha-
peau mou en bord à pointe par devant, le manteau sur l'épaule gauche, la
casaque large, le sabre de bois, en forme de cimeterre, passé dans la ceinture,
et les pantalons à plis aisés. Il étend horizontalement le bras gauche, en mon-
trant aux badauds un objet. Callot a introduit ce personnage dans sa Foire de
l'Impruneta.

Dessin à la sanguine, ombré, très-terminé, mais d'un coup de crayon un
peu gros. Hauteur, o,n,o89; largeur, om,o89. Fait partie de l'ancien fonds Médi-
cis de la collection des dessins du musée des Offices. N° 37 du classement
actuel. A été photographié dans le recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

N" 231. — Le Pisseur. (Qu'on nous pardonne de nous servir d'un titre
aussi cru; on ne se scandalise pas'Jorsqu'on désigne de la sorte le Manneken
piss de la fontaine de Bruxelles. Les amateurs de peinture, dans leur langage de
convention, lorsqu'ils veulent préciser le plus exactement possible un tableau
flamand, une pièce gravée, ne se montrent pas très-scrupuleux pour appeler un
chat un chat.)

Le dessin de Callot représente un homme tourné contre le mur. Cet homme
est vu de dos, son costume annonce une condition riche, il est coiffé d'un petit
chapeau bas à bords étroits, orné de deux plumes de héron. Son pourpoint est
collant, une ample ceinture dont les bouts pendent de côté fait le tour de sa
taille. Il a des hauts-de-chausses entiers (suivant le terme de l'époque), c'est-
à-dire un maillot orné sur la hanche par des crevés. Callot, avec son caractère

facétieux, a introduit ce personnage dans la
Foire de l'Impruneta.

Dessin à la sanguine, d'une grande finesse,
ombré, terminé. Hauteur, om,o89; largeur,
om,o89.11 fait partie de l'ancien fonds Médicis
de la collection des dessins du musée des
Offices. N° 87 du classement actuel. Il a été
photographié dans le recueil des Callot publié
par M. Carlo Pini.

N" 232. — I.e vieux gentilhomme cassé
par l'âge. Appuyé sur un long bâton, vu de
profil, ayant toute sa barbe. Il est coiffé d'un
chapeau mou à larges bords, retroussé par
derrière, orné de deux plumes de héron, et il
a au-dessous une calotte. Il est vêtu d'un
ferrajolo, d'un pourpoint court, et de hauts-
de-chausses entiers (comme les maillots des
acteurs). Il porte une longue épée au côté, et
l'on aperçoit derrière lui le bout de la gaine
d'un poignard. Callot a introduit ce personnage
dans sa Foire de l'Impruneta.

Dessin terminé, ombré à la sanguine, d'un
coup de crayon un peu épais. Hauteur,om,089;
largeur, om,09j. Fait partie de l'ancien fonds
Médicis de la collection des dessins du musée
des Offices. N° 39 du classement actuel. A été
photographié dans le recueil des Callot publié
par M. Carlo Pini.

Nw 233.— Un homme, de condition bour-
geoise, vu de profil, élevant le bras vers le ciel. Il est coiffé d'un chapeau à
larges bords, haut de forme, vêtu d'un pourpoint court serré à la taille, où est
passé un poignard, et de chausses bouffantes nouées au genou par des rubans.

Dessin à la sanguine, soigné, ombré, terminé. Hauteur, o™,oS9 ; lar-
geur, om,o8ç. Fait partie de l'ancien fonds Médicis de la collection des dessins
du musée des Offices. N" 83 du classement actuel. A été photographié dans le
recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

N" 234.— Unmanant, les deux bras levés dans l'attitude de l'étonnemcnt ou
bien de la supplication. Il est coiffé d'un vieux chapeau à larges bords, et vêtu
d'habillements misérables ressemblant à une blouse serrée à la taille. Il est vu
de face. Callot a introduit cette figure dans la Foire de l'Impruneta.

Dessin à la sanguine, ombré, terminé; le coup de crayon en est un peu
lourd. Hauteur, o"',o89; largeur, o"',o89. Fait partie de l'ancien fonds Médicis
de la collection des dessins du musée des Offices. N" 85 du classement actuel.
A été photographié dans le recueil des Callot publié par M. Carlo Pini.

N° 235. — Un manant, vu de dos, le coude droit élevé, appuyé contre un
mur, et le bras gauche derrière le dos. Coiffé d'un chapeau commun à haute-
forme et larges bords, vêtu d'une grosse casaque avec les manches pendantes
prises dans la ceinture de cuir. (On sait que les pourpoints de l'époque étaient
pourvus de manches qu'on n'enfilait pas et qu'on laissait pendre.) Hauts-de-
chausses bouffants noues au genou. Gros bas mal tendus.

Dessin à la sanguine, ombré, terminé, d'un coup de crayon épais. Hau-
teur, om,o89; largeur, om,o9o. Fait partie de l'ancien fonds Médicis de la collec-
tion des dessins du musée des Oflices. N» ;8 du classement actuel. A été photo-
graphié dans le recueil des Callot publié par M. Carlo Pini

N" 236. — Un gentilhomme, vu de dos, assis à terre, s'appuyant sur le sol
avec le bras droit et ayant le gauche tendu afin de se soutenir a l'aide d'une
arme à feu. Il est coiffé d'un chapeau mou dont le bord relevé par derrière se
termine en pointe saillante par devant. 11 est vêtu d'une casaque à manches pen-
dantes et dépourvue de ceinture à la taille. Son épée est à ses côtés. Callot a
introduit cette figure dans sa Foire de l'Impruneta.

Dessin à la sanguine, ombré, terminé, mais fait à coups de crayon un peu
gros. Hauteur, o™,o89 ; largeur, o"\oS9. Il a fait partie de l'ancien fonds Médicis
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