L' art: revue hebdomadaire illustrée — 4.1878 (Teil 1)

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150 ' L'ART.

De profil à droite. Perruque frisée. Encadrement de fleurs. Tablette : C. F. {sic) Diderot, de
l'Académie de Berlin, né à Langres et mort à Paris en juillet 1784. Binet delin. Le Beau, se.

De profil à droite, dans un ovale. Large cravate. Gravé au pointillé. Signé à la pointe :
Jac. Chailly. Au-dessous, en caractères anglais : D. Diderot. — En tête du Diderotiana de Cousin
d'Avalon, 1810, in-18.

De face, dans un ovale. Sans lettres. Fleuron du titre d'une édition de la Religieuse. Paris,
chez les marchands de nouveautés, 1832, in-18.

De profil, à gauche. Ovale. Palmes et attributs classiques dans un T. C. Au bas, à droite :
Édit. Touquel. Au milieu, en capitales : Diderot.

De face, assis à une table. Devéria delin. Simonet aîné sculp. A Paris,, che\ Janet.

De trois quarts à droite. Double T. G. A gauche, Devéria delin. Au milieu, Couché fils, dis.
A droite, Deguéreauvillier seul.

De trois quarts à gauche. Col découvert. Fourrures. Réville sculp. Au-dessous : Diderot. —
Pour la France historique et monumentale d'Abel Hugo.

De profil à gauche. Signé M (Maurin). Lith. Delpech.

De trois quarts, assis près d'une table et tenant un manuscrit et une plume. Bibliothèque
entr'ouverte et livres à terre. Dessiné par Ern. Béranger, gravé par Prudhomme. Au milieu :
Diderot.

Pour la deuxième édition du Plutarque français d'Ed. Mennechet.
Profil à gauche. Large cravate. Tablette blanche. J. Pauquet se.

Profil à droite. Médaillon ovale dans un T. C. Signé clans la marge du T. C. : P. Ad. Varin
resti.

De profil à gauche. Tête nue, large cravate. Signé : A. Néraudain. A. Fayard, éditeur. Imp.
Frick aîné; lithographie.

De profil à droite dans un médaillon suspendu par un clou. Table où reposent des volumes
de Y Encyclopédie, une plume et une feuille déroulée sur laquelle se lisent ces vers :

Indulgent aux humains, à soi-même sévère,
Bon époux, bon ami, bon citoyen, bon père,
Il éclaira le monde, il combattit l'erreur ;
Son pinceau fut hardi, sa morale fut pure,
Vrai dans tous ses tableaux, il peignit la nature
Et la peignit d'après son cœur.

L'épreuve de dépôt de cette grossière eau-forte porte cette signature manuscrite : Victor
Toulougeon delin. et sculp.

La caricature n'était pas alors en France ce qu'elle devait être à partir de la Révolution :
une vive attaque contre la pensée ou la personne d'un homme. Elle se gardait bien de s'en
prendre aux puissants d'alors ; tout au contraire était-elle leur auxiliaire comme par cette planche
dont l'avocat Barbier a fait mention et à laquelle Victor Hugo a fait allusion dans William
Shakespeare, « La diatribe, ajoute-t-il, est dans l'occasion un moyen de gouvernement. Ainsi, il y
avait de la police dans l'estampe de Diderot fouetté et le graveur du cordelier était un peu cousin
du guichetier de Vincennes. »

Il faut, à la vérité, quelque bonne volonté pour reconnaître Diderot dans le personnage que
met en fuite la terrible étrivière; mais ses ennemis de tout ordre et de tout temps ne se sont
point contentés de ces piètres vengeances ; ils ont si bien fait le silence autour de son nom, ils
ont parfois si bien effacé ses traces que ceux-là même qui s'efforcent de le mieux faire connaître
se heurtent à d'insurmontables difficultés dès qu'ils veulent écrire sa vie, rassembler ses ouvrages
ou contempler ses traits.

Maurice Tourneux.
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