L' art: revue hebdomadaire illustrée — 7.1881 (Teil 2)

Page: 73
DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/art1881_2/0088
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
a mort a, depuis quelques années, moissonné à grande faux dans
les rangs de nos paysagistes. Elle a frappé avant l'âge de vaillants
soldats, Daliphart, Marcellin de Groizeilliez, Herpin ; elle nous a
pris les généraux, Th. Rousseau, Chintreuil, Millet, Corot et Dau-
bigny, le plus populaire sinon le plus grand de tous. Il y a trois
ans déjà que ce dernier a disparu dans la pleine maturité de son
talent (19 février 1878), et le vide qu'il a laissé au milieu de notre
école décimée est loin d'être comblé. Pauvre Daubigny ! Il semble
qu'il ait emporté avec lui la grâce, l'épanouissement, le sourire de
Leu™ «irée a-an Ovide ae .6;,. n°s Salons; et le visiteur y cherchera longtemps encore, des yeux

et du cœur, ces paysages vibrants et sonores qui nous régalaient
tous de si bonnes senteurs champêtres et réservaient des joies si délicates à ceux qui sont
particulièrement sensibles aux caresses de l'harmonie, aux magies de la couleur.

Ce n'est pas que le Salon ne nous montre, chaque année, quelques paysages très remarqua-
bles. Je vois certes encore, et en grand nombre, des paysagistes de beaucoup de talent, depuis le
doyen du genre, d'un goût si affiné, Français, jusqu'au groupe des jeunes, Sauzay, Bouché, Jean
Desbrosses, E. Yon, etc., en passant par les vétérans, E. Lavieille, nourri de la forte moelle de

Tome XXV. ,o
loading ...