L' art: revue hebdomadaire illustrée — 7.1881 (Teil 2)

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EXPOSITIONS.

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service des musées l'ancienne salle des États, situe'e dans les
bâtiments du nouveau Louvre, et qui, sous l'empire, avait été
provisoirement affectée à la réunion des grands corps de l'État
pour l'ouverture des Chambres.

Cette salle est, en effet, en facile communication avec les
galeries de peinture du Louvre, et ses grandes dimensions
permettraient d'y exposer de vastes toiles appartenant à l'école
française qui, faute de place, ne peuvent, malgré leur mérite,
être exposées.

La dépense à faire pour l'appropriation de la salle des États
à cette destination pour laquelle elle avait été créée, dans l'ori-
gine, est évaluée à 500,000 francs.

Une allocation de 289,000 francs est demandée par l'admi-
nistration au budget de cette année, pour commencer cet
ensemble de travaux.

Qu'une dépense de 900,000 francs, dépense insigni-
fiante par rapport au but à atteindre, ait été retardée jusqu'à
présent alors qu'il s'agit de trésors d'art, l'honneur de la France,
c'est tout simplement monstrueux et inexplicable, ajouterions-
nous, si les perpétuels et déplorables conflits suscités par l'ad-
ministration des travaux publics à l'administration des beaux-
arts étaient un secret pour nous. Nous aurons à revenir plus
d'une fois sur ce sujet fertile en enseignements de toute
nature.

EXPOSITIONS

Frange. — Le i01' mai seront exposés, dans la salle du j les exposants. C'est aussi le 25 avril qu'a été inaugurée dans le

musée du Louvre affectée aux expositions d'objets d'art nouvel- j Hall de la Skinners's Company, une des plus riches corpora-

lcmcnt donnés ou achetés, les nombreux bronzes que M. Bar- tions de la Cité de Londres, la seconde exposition de la City

bet de Jouy a choisis dans la collection de M. Gatteaux. of London Society of Artists,

On sait que, par une clause de son testament, le doyen de
l'Académie des beaux-arts laissait ses collections à l'administra-
tion de nos musées nationaux, avec la liberté d'y choisir ce qui
plairait à celle-ci.

— Exposition des aquarelles destinées à l'illustration des
« Fables de La Fontaine. » — On sait qu'un riche et intelligent
amateur de Marseille, M. A. Roux, a eu l'ingénieuse idée de se
composer un livre splendide de 160 aquarelles exécutées par
l'élite de nos artistes, et destinées à servir d'illustrations aux
Fables de La Fontaine. Il a déjà dépensé à la poursuite de cette
fantaisie originale et délicate plus de trois années et plus de
trois cent mille francs. Il y a dans ce nombre 25 aquarelles
merveilleuses de G. Morcau, où se déploie tout entière la puis-
sance si particulière et de si étrange saveur de cet harmoniste
passionné, qui tient dans la peinture la place de Wagner dans
la musique. Les 21 aquarelles de Jules Jacquemart n'ont pas de
si profonds mystères, mais si elles arrêtent moins longtemps la
pensée, elles ne retiennent pas moins puissamment les yeux.

C'est pour obéir à un désir exprimé par J. Jacquemart près
de mourir, que M. A. Roux s'est décidé à quitter Marseille
pour venir à Paris organiser cette exposition.

Elle s'ouvrira dans le local de la Société des Aquarellistes,
rue Laflïtte, du 5 au 10 mai, et durera un mois.

Voici les noms des artistes qui ont collaboré à cet ouvrage:
MM. Hébert, Gérome, Baudry, E. Delaunay, Henner, G. Moreau
(25 aquarelles), Ribot, Jacquemart (21 aquarelles), E. Lami,
Heilbuth, Pasini, M. Lcmaire, L. Leloir, M. Leloir, Français,
Vibert, P. Rousseau, de Beaumont, Worms, Harpignies, Bida,
E. Lambert, de Nittis, Jacquet, G. Doré, Ranvier, Baron,
G. Fcrrier, Bastien-Lepage, Luminais, Morot, de Pône, Zuber,
Imer, Vayson, Duez, Cazin, Machard, Gervex, Toudouze,
J. Stevens, A. Maignan, Guillemîh, Bernc-Bellccour, Raffaélli,
Pille, Veyrassat, Giacomelli, Biseo, J. Didier, Brown, Berchère,
Dubufe, Lançon.

Angleterre. — Le lundi 2 mai aura lieu l'ouverture des
expositions de la Royal Academy et de ln Grosvenor Gallery.
L'Institute of Painters in Waler-Colours qui est présidé par
l'excellent artiste tournaisien, M. Louis Haghe, établi depuis de
longues années à Londres, a ouvert ses portes dès le 25 avril

— M11' Rosa Bonheur, qui vient d'être décorée de l'Ordre
de Léopold de Belgique, a terminé deux toiles importantes
qu'elle expose en ce moment à Londres, dans la . galerie de
M. Lefèvre, King Street, Saint James's.

— Une exposition des Beaux-Arts a été ouverte le 20 avril
à Richmond.

Italie. — C'est le lundi 1S avril qu'a eu lieu, à la villa
Médicis, l'inauguration de l'exposition des travaux des pension-
naires de l'Académie de France à Rome.

L'exposition se fait, comme les années précédentes, sous
le portique et dans la grande salle de la bibliothèque.

Les envois des pensionnaires de quatrième année ne figure-
ront pas à l'exposition, parce qu'ils ne sont pas achevés.

Voici la nomenclature des objets d'art qui sont exposés :

Peinture. — M. Chartran, pensionnaire de troisième année :
i* une copie, d'après Paul Véronèse, représentant le Mariage
de sainte Catherine; 1' une esquisse de saint Georges; 30 une
étude faite à Venise.

M. Schommer, pensionnaire de deuxième année : le Baiser
mortel, sujet tiré d'une légende brésilienne.

M. Bramtot, pensionnaire de première année : un tableau
représentant le Supplice d'Ixion, roi des Lapithes, lequel, sui-
vant la légende, fut attaché sur une roue qui tournait sans cesse.

Sculpture.— M. Cordonnier, troisième année, expose une
tète d'étude.

Le directeur de l'Académie, M. Cabat, a voulu qu'on
exposât aussi une esquisse de M. Grasset, sculpteur de deuxième
année, décédé l'année dernière.

Cette esquisse représente Ésa'ù.

M. Fagel, pensionnaire de première année, expose un bas-
relief représentant la Mort du poète.

Gravure en médailles. — M. Botté, de troisième année,
expose un Saint Sébastien, grand bas-relief.

M. Debloii, de deuxième année: portrait d'Ange Doni
(Raphaël), de la galerie Pitti, de Florence ; un dessin représen-
tant la Madonna del Sacco (A. del Sarto, au cloître de la Santa-
Annunziata, Florence).

L'architecture est représentée parles planches de MM. Lalou
et Blavette. Le premier expose quatre planches d'architecture

La Princesse Impériale d'Allemagne, fille de la Reine Victoria, antique et trois de la Renaissance; le second, des feuilles d'ar-
est, depuis l'an dernier, membre de cette Société et figure parmi | chitecture antique.
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