L' art: revue hebdomadaire illustrée — 7.1881 (Teil 2)

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Fleuron composé et gravé par Théodore de Baig, de Nuremberg.

EXPOSITION

i) e

DESSINS DE MAITRES ANCIENS

AU PALAIS POLDI PEZZOLI, A MILAN

PENDANT LE PRINTEMPS ET L'ÉTÉ DE 18 81

'étude des dessins d'un artiste nous
initie à l'esprit de ses créations ; il n'y
a pas de moyen plus direct pour péné-
trer dans ses pensées les plus secrètes,
pour découvrir dans leur spontanéité les
idées qui s'agitent dans son intelligence.
Dès lors, bien mieux que les œuvres
achevées de peinture, de sculpture et
d'architecture, elle fournit les éléments
de la biographie en ce qui touche aux
côtés les plus intimes de la nature.

Que les nations civilisées se préoc-
cupent de plus en plus de compléter le
domaine matériel de leur patrimoine
artistique, c'est une chose aisée à com-
prendre et qui en fait s'est accomplie
dans la mesure du possible. Mais comme
malheureusement ce précieux domaine
s'est trouvé de tout temps plus exposé
que tout le reste aux accidents causés
tantôt par l'ignorance, tantôt par les vicissitudes du temps, il faut reconnaître qu'il ne nous
est parvenu que bien diminué et défiguré par des mutilations et des lacunes. C'est un sujet de
regrets des plus vifs pour l'histoire de l'art. Si l'on songe encore qu'une grande partie de ce qui
en reste tombe entre les mains de simples particuliers, et est ainsi presque toujours soustraite
aux études des observateurs, ceux-ci doivent saisir avec gratitude toutes les occasions qui leur
sont offertes de voir ces collections éparses réunies dans une exposition publique.

Si l'Angleterre a été la première à donner l'exemple de ces sortes d'appels au public, la
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